Dopage: la Russie assure s’être entendue avec l’Agence mondiale antidopage

L'agence antidopage de Russie, la RUSADA, pourrait être sanctionnée par l’AMA.
Photo: Kirill Kudryavtsev Agence France-Presse L'agence antidopage de Russie, la RUSADA, pourrait être sanctionnée par l’AMA.

Le Kremlin dit avoir une « entente » avec l’Agence mondiale antidopage sur la façon dont les données cruciales sur l’utilisation de produits dopants par les athlètes russes seront transférées aux représentants de l’AMA, qui sont arrivés à Moscou mercredi.

Il s’agit de la troisième visite officielle des dirigeants de l’AMA afin de récupérer les donneés du laboratoire de Moscou, qui pourraient aider l’agence à porter des accusations contre plusieurs athlètes de la Russie soupçonnés de dopage dans les années précédentes.

La Russie a raté une première date butoir le 31 décembre, ce qui signifie que son agence antidopage, la RUSADA, pourrait être sanctionnée par l’AMA.

« Nous avons des désaccords sur la façon de travailler la dernière fois, notamment au sujet des cellules de stockage [de données] qui seraient utilisées. Je dirais qu’il ne s’agit pas de questions fondamentales tant que de questions de logistique », a déclaré le porte-parole du président russe Vladimir Poutine, Dmitry Peskov, mercredi.

« Selon ce que nous ont indiqué nos dirigeants sportifs, des discussions intenses ont lieu et nous comprenons qu’il y a maintenant une entente avec les représentants de l’AMA au sujet de la poursuite des travaux. »

Le porte-parole de l’AMA, James Fitzgerald, a précisé qu’un groupe de trois représentants est arrivé dans la capitale russe.

« Ils ont hâte de pouvoir commencer leurs travaux », a-t-il indiqué à l’Associated Press par courriel.

Malgré les protestations de plusieurs athlètes et dirigeants antidopage occidentaux, l’AMA a levé la suspension qui avait été imposée à la RUSADA en septembre, à condition que le pays remette les données du laboratoire de Moscou avant le 31 décembre. Un groupe de l’AMA qui s’est rendu sur place le mois dernier est revenu les mains vides après que les dirigeants russes eurent prétendu que leur équipement n’était pas conforme aux lois du pays.

Même après que la Russie eut raté cette date butoir, l’AMA a indiqué qu’elle pourrait toujours accepter la collaboration de la Russie avant que l’un de ses comités ne se penche sur le dossier de la RUSADA, la semaine prochaine. La Russie doit également rendre disponibles les échantillons de ce laboratoire d’ici le 30 juin.