Au moment d’aborder le tournoi des quatre nations, Pearn se sent apprécié

Perry Pearn dirigera l’équipe féminine canadienne à la Coupe des quatre nations à compter de mardi à Saskatoon.
Photo: John Woods La Presse canadienne Perry Pearn dirigera l’équipe féminine canadienne à la Coupe des quatre nations à compter de mardi à Saskatoon.

Perry Pearn voulait utiliser ses 21 années passées dans la LNH auprès d’une équipe qui apprécierait son expérience. Il a trouvé cela au hockey féminin.

Pearn dirigera l’équipe féminine canadienne à la Coupe des quatre nations à compter de mardi à Saskatoon.

L’équipe hôte amorcera le tournoi qui réunit quatre pays face à la Suède au Centre SaskTel. La Finlande et les États-Unis, championnes olympiques et championnes du monde en titre, complètent le tableau.

Pearn a été entraîneur adjoint dans la LNH assez longtemps pour avoir fait partie du personnel d’entraîneurs des Jets de Winnipeg avant leur déménagement à Atlanta, ainsi que de celui des Jets 2.0.

Âgé de 67 ans et originaire de Stettler, en Alberta, il a également été adjoint avec les Sénateurs d’Ottawa, le Canadien de Montréal, les Rangers de New York et, plus récemment, les Canucks de Vancouver jusqu’en 2016-2017.

« J’étais à une étape de ma carrière au hockey masculin où mon expérience ne semblait plus avoir beaucoup de valeur, a déclaré Pearn à La Presse canadienne. En conséquence, j’ai estimé que l’expérience était beaucoup plus valorisée du côté des femmes. »

Si Pearn a dirigé les Canucks pendant les matchs préparatoires, son dernier poste d’entraîneur-chef remonte à son séjour avec les Tigers de Medicine Hat, dans la Ligue de hockey de l’Ouest, en 1994-1995.

Il a également guidé le Canada à la conquête de la médaille d’or au Championnat du monde junior masculin en 1993. « Au vu de ma carrière dans la LNH, j’étais entraîneur adjoint, a-t-il précisé. Il ne semblait pas que si je demeurais dans cette ligue, l’occasion se présenterait un jour de devenir entraîneur-chef. »

« Évidemment, cette décision s’inscrit dans le fait d’avoir l’occasion de redevenir entraîneur-chef et de me prouver que ce que j’ai accompli lorsque j’étais entraîneur-chef n’était pas un coup de chance. »

Pearn n’avait pas travaillé avec une équipe féminine avant de faire du dépistage pour l’équipe olympique canadienne en 2018.

Il a été ajouté au personnel d’entraîneurs comme adjoint quelques jours avant les Jeux d’hiver pour être l’« oeil sur la passerelle » de l’équipe à Pyeongchang, en Corée du Sud.

Des entraîneurs ayant l’expérience de la LNH ont déjà fait partie du programme national féminin, le plus connu étant Kevin Dineen, qui, après avoir été congédié de son poste d’entraîneur-chef des Panthers de la Floride, a été parachuté pour guider le Canada à la médaille d’or aux Jeux olympiques d’hiver de 2014.

L’ancien défenseur de la LNH, Doug Lidster, était l’entraîneur adjoint du Canada aux Jeux d’hiver de 2010. Par coïncidence, il a été entraîneur adjoint des Canucks auprès de Willie Desjardins aux côtés de Pearn de 2014 à 2017.

Comme ces individus ont eu des possibilités d’emploi que les entraîneuses canadiennes n’ont pas actuellement, la question est de savoir combien de temps ils resteront avec l’équipe nationale féminine avant de retourner au hockey professionnel masculin.

« Je serais probablement disposé à m’engager jusqu’aux prochains Jeux olympiques, a affirmé Pearn. Nous n’en sommes pas encore à ce stade avec Hockey Canada. La décision a été d’aborder cette question une année à la fois.

« Si vous regardez autour de vous dans la LNH, vous constaterez que l’âge moyen du personnel d’entraîneurs a considérablement diminué. L’expérience acquise dans la LNH ne semble pas avoir beaucoup de valeur. Cela pourrait toujours changer, mais à l’heure actuelle, je ne considère pas cette occasion comme un tremplin pour revenir dans la LNH. »

Tirer le meilleur parti

Si Pearn présente un palmarès bien étoffé comme entraîneur, la nouvelle directrice du programme national féminin de Hockey Canada a affirmé que les succès étaient au centre de ses préoccupations lorsqu’elle a procédé à sa première embauche au poste d’entraîneur-chef.

Gina Kingsbury pense que Pearn peut ramener le pays au sommet du hockey international féminin et qu’il peut aider les joueuses et les entraîneuses avec lesquelles il travaille à s’améliorer, peu importe la durée de ce séjour.

« Je pense qu’il y a un énorme avantage pour nous de prendre ce risque et de tirer le meilleur parti de ce qu’il peut nous apporter, dans la mesure du possible, avec l’espoir de le garder un peu plus longtemps », a confié Kingsbury.

Les États-Unis ont battu le Canada en finale des quatre derniers championnats du monde et des trois derniers tournois des quatre nations, et ont gagné en tirs de barrage en finale olympique de 2018.