Dure journée pour l’Amérique du Sud

Le joueur brésilien Neymar durant le match contre la Belgique
Photo: Roman Kruchinin Agence France-Presse Le joueur brésilien Neymar durant le match contre la Belgique

Il y a de ces journées à oublier pour n’importe quelle équipe sportive, mais au terme de celle de vendredi à la Coupe du monde de la FIFA, c’est un continent en entier qui a mauvaise mine. Les deux dernières équipes représentant l’Amérique du Sud dans le tournoi ont coup sur coup baissé pavillon, le Brésil s’inclinant face à la Belgique (2-1) et l’équipe de l’Uruguay s’avouant vaincue contre la France (2-0).

Après l’élimination de l’Allemagne, de l’Argentine, de l’Espagne et du Portugal, bien des gens pensaient que le Brésil était devenu l’équipe favorite de ce tournoi. C’était sans compter sur le brio tactique de la Belgique, une puissance sous-estimée du soccer international qui est parvenue à assommer la Seleção avec deux buts en première demie, pour ensuite présenter une défense hermétique.

Les Brésiliens ont bien tenté de remonter la pente en deuxième demie, comme était parvenue à le faire la Belgique face au Japon en huitièmes de finale, mais leur but à la 76e minute aura été leur seul du match. Ce n’est pas faute d’avoir essayé : ils ont terminé la rencontre avec un total de 26 occasions de marquer (contre 8 pour la Belgique), dont 9 tirs cadrés. À l’inverse, les Belges ont bloqué 10 frappes et dégagé le ballon pas moins de 41 fois.

Pour ce qui est de l’Uruguay, l’équipe n’a pas été de taille face à la France, qui a gambadé jusqu’à la demi-finale en l’emportant 2 à 0. L’absence d’Edinson Cavani, blessé au mollet gauche, s’est fait sentir dans le camp uruguayen, mais c’est avant tout la domination française en milieu de terrain qui a fait pencher la balance.

La Belgique affrontera donc la France en demi-finale de la Coupe du monde de la FIFA mardi prochain. Les Diables rouges atteignent ce stade de la compétition pour la première fois depuis 1986, tandis que la dernière présence des Bleus dans le carré d’as remonte à 2006.

Les gardiens dictent le rythme

Les gardiens de but peuvent faire pencher la balance dans un match de soccer, mais rarement les a-t-on vus avoir un impact aussi déterminant que vendredi sur l’issue des rencontres, pour le meilleur et pour le pire.

Dans le duel Uruguay-France, c’est d’abord le gardien français Hugo Lloris qui s’est signalé en s’étendant de tout son long pour repousser un ballon dévié de la tête en première demie. Cet arrêt spectaculaire s’est avéré un moment-clé, puisqu’il a à ce moment permis à la France de conserver sa mince avance de 1-0.

De l’autre côté du terrain, c’est plutôt une grossière erreur du portier uruguayen Fernando Muslera qui s’est avérée fatale. Le gardien de 32 ans a mal jugé la puissante frappe d’Antoine Griezmann, qui s’est retrouvée derrière lui. Cette bourde a permis aux Français de doubler leur avance, mais elle a surtout coupé les jambes de l’Uruguay.

Dans l’autre match de la journée, on ne peut pas reprocher au gardien brésilien les deux buts qu’il a accordés, mais on peut certainement saluer le travail de son vis-à-vis, Thibaut Courtois. À 6 pieds 5 pouces, le joueur de 26 ans a montré au monde entier — et à Neymar en particulier, dans les arrêts de jeu — qu’il a une longue portée, et qu’elle le sert plutôt bien.