Le Brésil défait le Mexique

Le joueur brésilien Neymar a botté au filet durant le match contre le Mexique, lundi.
Photo: Kirill Kudryavtsev Agence France-Presse Le joueur brésilien Neymar a botté au filet durant le match contre le Mexique, lundi.

Encore une journée qui fera date à la Coupe du monde de soccer 2018. Le Brésil n’a pas tremblé face au Mexique (2-0) pour se qualifier pour les quarts de finale, contrairement à la Belgique, qui s’est imposée d’un souffle face à un surprenant Japon (3-2).

La Seleçao et les Diables rouges ont désormais rendez-vous vendredi à Kazan en quart de finale. Pour un nouveau match à suspense ?

Contrairement à Cristiano Ronaldo pour le Portugal, Lionel Messi pour l’Argentine ou encore Sergio Ramos pour l’Espagne, Neymar ne s’est pas manqué avec la Seleçao en huitièmede finale.

Il a ouvert le score à la 51e minute de jeu et offert le ballon — légèrement touché par le gardien mexicain — du deuxième but auriverde à Roberto Firmino (88e). Le pays du football roi respire, lui qui a tant tremblé quand l’attaquant du PSG a été opéré du pied droit début mars.

Le joueur le plus cher du monde (340 millions $CAN) avait certes déjà marqué en poules, contre le Costa Rica, mais ses larmes au coup de sifflet final avaient laissé pointer un mental fragile.

Quand Neymar est sur le terrain, il se passe toujours quelque chose. Et quand il n’y est plus aussi : alors qu’il était assis en touche après un contact, le Mexicain Miguel Layún a été capté par les caméras en train de lui marcher sur le pied… droit, celui opéré.

Le numéro 10 a surréagi en se roulant à terre, mais l’arbitre n’a pas bronché. Et Neymar a recouru normalement. Cette théâtralité du crack de la Seleçao n’a pas plu.

« C’est une honte pour le football […] C’est un sport d’hommes, il ne devrait pas y avoir autant de comédie », a dénoncé en rafale le sélectionneur du Mexique, Juan Carlos Osorio.

« Je me moque des critiques, c’est plus une tentative de me déstabiliser qu’autre chose », a commenté Neymar. Son sélectionneur, Tite, l’a défendu : « Je ne veux pas répondre à Osorio […] ils lui ont marché dessus. »

Le Japon surprend

Les Belges, prétendants déclarés au titre, étaient donc très mal partis, menés 2 à 0 après 52 minutes ! Qui aurait parié que les « Samurai Blue », 61es au classement de la FIFA, malmèneraient à ce point le 3e mondial ?

L’espoir est revenu quand Jan Vertonghen a réduit l’écart (69). Et puis il y a eu le coaching gagnant de Roberto Martinez : entrées de Marouane Fellaini et Nacer Chadli. Le premier a marqué à la 74e minute et le second, au bout du suspense (90+4), juste avant que l’arbitre ne siffle la fin de la rencontre.

Les Japonais se sont alors effondrés, terrassés : jamais ils n’avaient été si près d’un quart de finale de Coupe du monde dans leur histoire.

Bien après le coup de sifflet final, ils restaient inconsolables. « J’ai dit aux joueurs d’aller prendre leur douche parce qu’ils étaient prostrés dans le vestiaire », a raconté le sélectionneur du Japon, Akira Nishino.

Mauvais sort

Le Mexique est maudit : c’est sa 7e élimination d’affilée en huitième de finale d’une Coupe du monde. Le pays sera-t-il indulgent avec « El Tri » ? Une orgie sexuelle organisée par quelques joueurs juste avant le Mondial avait fait grand bruit.

C’est sans doute le dernier Mondial pour son défenseur central emblématique Rafael Márquez, 39 ans, devenu en Russie le quatrième joueur de l’histoire à participer à cinq Coupes du monde. Le joueur figure depuis août 2017 sur une liste noire des autorités fiscales américaines pour des liens présumés avec un narcotrafiquant. Conséquences : tous ses avoirs et comptes bancaires aux États-Unis ont été gelés, et lors des séances d’entraînement des Mexicains, il portait une tenue différente des autres joueurs, sans aucun des commanditaires américains de la sélection.

L’un des quarts de finale les plus attendus, c’est vendredi à Nijni Novgorod, France-Uruguay. Et il y a déjà un feuilleton. Edinson Cavani, auteur d’un doublé face au Portugal en huitième de finale (2-1), est blessé. Sa fédération a communiqué a minima lundi, évoquant une « lésion » de type oedème, « sans déchirure », mais sans donner la durée de sa convalescence non plus. La guerre des nerfs a commencé.