La ligne à l'attaque des Alouettes déjà hypothéquée par les blessures

«Nous sommes toujours inquiets de voir des joueurs se blesser, mais ça fait partie de la description de tâches de ces positions», a indiqué l’entraîneur-chef, Mike Sherman
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne «Nous sommes toujours inquiets de voir des joueurs se blesser, mais ça fait partie de la description de tâches de ces positions», a indiqué l’entraîneur-chef, Mike Sherman

Même si le camp d’entraînement n’est vieux que de cinq jours, la ligne à l’attaque des Alouettes de Montréal est déjà amenuisée par quelques blessures.

Jeudi, sur le terrain d’entraînement du Stade olympique, les joueurs de ligne offensive Sean Jamieson et Anthony Morris manquaient à l’appel, tout comme le garde Philip Blake.

Jamieson a été frappé par un virus tandis que Blake est touché à l’aine.

Dans le cas de Morris, son absence était plutôt préventive, en raison d’un choc subi à la tête la veille. L’équipe a préféré lui faire sauter cette éreintante séance de près de quatre heures.

Ces noms s’ajoutent à celui de Ryan Bomben. Le garde souffre d’une fracture à une main et il ratera au moins les deux prochaines semaines d’activités. « Nous sommes toujours inquiets de voir des joueurs se blesser, mais ça fait partie de la description de tâches de ces positions, a indiqué l’entraîneur-chef, Mike Sherman. Mais nous avons d’autres joueurs capables de remplacer ces blessés sur-le-champ.

« Je ne suis pas trop inquiet pour les joueurs avec plus d’expérience. Bomben sera en mesure de reprendre là où il a laissé dès son retour. Je préférerais avoir tout le monde en santé, mais ça ne m’inquiète pas trop. Il n’y a rien là qui empêchera quelqu’un de jouer cette saison. »

« C’est l’une de ces occasions où le prochain joueur en ligne doit prendre la place laissée vacante par celui qui le précédait dans l’organigramme, a pour sa part fait valoir Paul Dunn, l’entraîneur de la ligne à l’attaque. C’est compliqué [de trouver les bons gars pour la première unité], mais comme lors de matchs au cours desquels des joueurs sont blessés, on s’ajuste. »

Compétition

Comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, certains joueurs de ligne offensive ont ainsi profité de l’absence de leurs trois coéquipiers afin d’obtenir plus de répétitions au sein de la première unité.

Ça a notamment été le cas du choix de premier tour des Alouettes en 2018, Trey Rutherford, qui a été souvent utilisé comme garde à la droite du centre Kristian Matte. Ce dernier semble voué à remplacer Luc Brodeur-Jourdain comme partant à cette position.

Rutherford, repêché avec la deuxième sélection au total, prend rapidement du galon.

« J’ai appris de façon exponentielle depuis le début du camp ! a-t-il admis. Le plus difficile, pour l’instant, c’est de m’adapter à la vitesse du jeu. Je ne croyais pas qu’il y aurait autant de différence entre la NCAA et la LCF. »

Le nouveau venu Ruben Carter a aussi vu beaucoup d’action, comme bloqueur droit. Du côté gauche, c’est Xavier Fulton qui a été utilisé comme bloqueur, tandis que Corey Tucker a évolué le plus souvent comme garde.

Les blessures n’ont pas épargné la défense des Alouettes. Le demi défensif Joe Burnett, toujours ennuyé par une brûlure au cuir chevelu, n’a pas pris part aux exercices en compagnie de ses coéquipiers.

L’ailier défensif John Bowman a quant à lui quitté le terrain avant la fin, également victime d’un virus.

Deux groupes de quarts

Par ailleurs, les cinq quarts-arrière des Alouettes ont été répartis dans deux groupes. Drew Willy, Matthew Shiltz et Antonio Pipkin ont constitué le premier, tandis que Garett Fugate et Josh Freeman ont formé l’autre.

Bien qu’on en soit toujours aux balbutiements de ce camp 2018, il semble que Willy, Shiltz et Pipkin se détachent du lot, même si Sherman ne souhaite pas immédiatement se mouiller.

« On doit établir qui y va en premier, en deuxième, etc. Mais il est trop tôt pour dire qui occupe quel poste. N’importe qui pourrait se retrouver dans un groupe ou l’autre [vendredi]. »

Quand on lui fait remarquer que Freeman est souvent le dernier à prendre des répétitions, l’entraîneur n’a pas offert beaucoup plus d’éclaircissements.

« Je ne veux pas dire qui est no 1 ou 2 présentement. La compétition est bonne pour tout le monde. J’ai déjà vécu ce scénario auparavant, alors qu’on prédisait des choses qui ne se sont pas vraiment produites. Nous allons les étudier et choisir selon leurs performances. »