Formule 1: des Red Bull avec un moteur Honda?

Red Bull a présentement un accord avec Renault et doit informer la FIA avant la mi-mai si elle a l’intention de passer au fabricant japonais.
Photo: Kirill Kudryavtsev Agence France-Presse Red Bull a présentement un accord avec Renault et doit informer la FIA avant la mi-mai si elle a l’intention de passer au fabricant japonais.

L’équipe de Formule 1 Red Bull a entamé des discussions avec Honda sur un possible accord de fourniture moteur en vue de la saison prochaine.

Red Bull a présentement un accord avec Renault et doit informer la FIA avant la mi-mai si elle a l’intention de passer au fabricant japonais.

Helmut Marko, le conseiller de Red Bull Motorsport, s’est entretenu officiellement avec Masahi Yamamoto, le responsable de la compétition chez Honda, le week-end dernier au Grand Prix d’Azerbaïdjan.

« Oui, c’était positif. Nous étions tous les deux satisfaits de la rencontre, a déclaré Yamamoto au site Internet Formula One. C’est la première fois que nous organisons une réunion officielle. C’est le point de départ d’un futur potentiel. »

La cote de Honda a considérablement augmenté après trois saisons misérables en tant que fournisseur de moteur pour McLaren, qui s’est tourné cette saison vers Renault.

Honda fournit actuellement ses moteurs à Toro Rosso, l’équipe de développement de Red Bull. La quatrième position du pilote français Pierre Gasly au volant d’une Toro Rosso au Grand Prix de Bahreïn le mois dernier a surpassé celle de McLaren avec le même moteur pendant trois ans — et avec Fernando Alonso, deux fois champion de F1, au volant.

Red Bull est dans l’avantageuse position d’être capable de comparer et d’évaluer les deux moteurs au sein de la même entreprise.

La différence de vitesse entre Red Bull et Toro Rosso n’a pas été aussi importante que prévu. Cela suggère que la fiabilité de Honda s’est considérablement améliorée, ou que son moteur est mieux adapté à Toro Rosso qu’à McLaren. Red Bull peut donc conclure que son châssis est mieux adapté au moteur Honda que McLaren.

Un autre facteur dans la décision pourrait être la relation tendue entre Red Bull et Renault, qui fournit ses moteurs à l’équipe depuis 2007. Les années glorieuses de 2010-2013 — quatre championnats des pilotes et des constructeurs avec Sebastian Vettel au volant — ont depuis tourné au vinaigre.


La FIA approuve des changements

La Fédération internationale de l’automobile (FIA) a approuvé des changements visant à favoriser les dépassements et à rendre les courses de Formule 1 plus serrées dans le cadre d’une initiative continue pour regagner des adeptes. Dès l’an prochain, l’aérodynamisme des monoplaces de F1 sera simplifié. L’aileron avant sera plus large, les écopes de freins seront simplifiées et l’aileron arrière sera plus grand. Selon la FIA, les changements approuvés lors de sa réunion du Conseil mondial du sport automobile font suite à une « période de recherche intensive » qui a mené à un vote électronique majoritaire de la part des écuries de F1. En vertu des changements proposés, une réduction du flux d’air de l’aileron avant assurera une meilleure adhérence à la voiture qui en suit une autre et qui tente de la dépasser. Dans un communiqué, la FIA a annoncé que les propositions ont reçu l’approbation de Liberty Media, les propriétaires de la Formule 1, et ont été ratifiées en vue de 2019. Ces changements sont distincts du travail déjà en cours pour renouveler les Accords Concorde, qui viendront à échéance après la saison 2020. Les plus importantes modifications en vue de 2021 devraient toucher les moteurs, les plafonds budgétaires et la répartition de l’argent dans le but de créer une plus grande parité. Pour le futur, la F1 veut des moteurs plus puissants, plus bruyants et moins dispendieux — mais également plus fiables, pour réduire les pénalités au départ des courses. Les nouveaux moteurs devront aussi être accessibles pour toute nouvelle écurie — comme Aston Martin — qui prévoit de se joindre à la F1.