Retour des Alouettes dignes de ce nom?

Mike Sherman devra développer ses connaissances sur la Ligue canadienne. Les dimensions du terrain, le 12e homme et les joueurs en mouvement sont des nouveautés pour lui.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Mike Sherman devra développer ses connaissances sur la Ligue canadienne. Les dimensions du terrain, le 12e homme et les joueurs en mouvement sont des nouveautés pour lui.

Mike Sherman veut gagner, c’est évident. Mais ce qu’il souhaite surtout pour 2018, c’est redonner de la fierté aux partisans des Alouettes de Montréal.

« Ma philosophie est de s’améliorer tous les jours. J’espère que nos partisans le constateront, a-t-il déclaré lors de la téléconférence annuelle de l’équipe. J’espère qu’ils diront : “Cette équipe s’est améliorée. C’est le genre d’équipe qu’on aime voir jour après jour”. »

« Je ne ferai pas de prédictions à propos de notre fiche. Allons-nous gagner la coupe, le championnat ou nous battre pour les matchs éliminatoires ? Je ne sais pas. Mais je peux garantir que nous allons nous battre pour avoir le type d’équipe que Montréal mérite. J’espère que nous atteindrons un niveau qui fera dire aux partisans montréalais : “Oui, ça c’est mon club. J’aime la façon dont il joue”. Peu importe la fiche, si je peux faire en sorte que notre équipe accomplisse cela cette saison, ce sera bien pour moi. »

Il estime également que son directeur général, Kavis Reed, s’y est pris de la bonne façon au cours de l’hiver.

J'espère que nous atteindrons un niveau qui fera dire aux partisans montréalais: “Oui, ça c'est mon club”

 

« Si on se concentre sur le caractère des joueurs qui se trouvent dans le vestiaire, et si on ajoute à cela du talent, le résultat est que nous aurons une équipe gagnante à un moment donné, a affirmé Sherman. Mais si on ne se concentre que sur la [conquête de la] Coupe Grey sans se soucier des joueurs qu’on greffe à l’équipe, on va rater notre objectif. »

Reed a retourné le compliment à la nouvelle équipe d’entraîneurs de la formation montréalaise.

« Nos entraîneurs ont fait un bon travail pour identifier les positions où nous manquions de talent, a-t-il dit. Nous avions besoin de plus de profondeur afin de pallier les blessures. C’est ce que nous avons fait. Nous trouvions que notre tertiaire avait besoin de renfort. Nous accordions beaucoup de verges, beaucoup de longs jeux. Nous avons donc ajouté des joueurs qui nous permettront de nous améliorer. Le mérite revient à nos entraîneurs. »

Pas encore de quart no 1

Évidemment, le plus gros point d’interrogation chez les Alouettes se situe à la position possiblement la plus importante dans la Ligue canadienne : au poste de quart. Sherman n’était pas en mesure, lundi, de nommer son quart partant. Mais il promet de le faire rapidement au camp d’entraînement.

« Je me donne une semaine, dix jours au camp pour trouver notre quart partant, a-t-il précisé. Je ne crois toutefois pas que toute la pression se retrouve sur nos quarts. Je pense que toute l’équipe doit faire son travail, y compris les entraîneurs. »

« Je ne crois pas que la profondeur et l’expérience [au poste de quart] soient aussi importantes que le talent. Alors, on veut faire ressortir ce talent et donner le plus d’expérience possible à ces gars lors du camp d’entraînement et pendant la saison. Est-ce que je préférerais compter sur un vétéran étoile qui serait prêt à disputer tous les matchs ? Absolument. Mais après ce que j’ai vu en Floride, nous aurons un camp très compétitif. »

En plus de développer un quart, Sherman devra aussi développer ses connaissances sur la Ligue canadienne. Les dimensions du terrain, le 12e homme et les joueurs en mouvement sont des nouveautés pour lui.

« Je pense que j’apprends, bien que je ne maîtrise pas encore parfaitement ces aspects du jeu. Je crois que le camp d’entraînement m’aidera autant que ce sera un bon test. J’y travaille et m’améliore constamment. Je souhaite être à niveau pour le début de saison. »

« La meilleure façon [de connaître à fond le football canadien] est de le regarder et de l’étudier. C’est ce que j’ai fait et que je vais continuer à faire. Je pense que nous sommes prêts : notre livre de jeux est prêt ; notre horaire d’entraînement est prêt ; notre préparation en vue du repêchage est faite

« J’ai expliqué aux entraîneurs ce que j’attendais de leur part. J’ai écrit deux à trois lettres par semaine à nos joueurs pour leur expliquer la façon dont nous allons faire les choses. Et j’ai commencé à travailler sur notre plan de match. Nous avons été plutôt occupés. Je sens toujours que je suis un peu à la traîne, mais je sens aussi que nous sommes au niveau où nous devons être présentement. »