Hamilton tentera d’égaler une marque de Fangio

Hamilton en essai libre au Autodromo Nazionale, à Monza, vendredi
Photo: Andrej Isakovic Agence France-Presse Hamilton en essai libre au Autodromo Nazionale, à Monza, vendredi

Engagé dans un autre duel relevé avec son coéquipier chez Mercedes, Nico Rosberg, dans la course au titre de la Formule 1, Lewis Hamilton ne s’en fait pas trop pour autant.

Après tout, Hamilton renoue ce week-end avec un circuit, celui de Monza, où il s’est fait dominant par le passé.

« Je suis décontracté », a déclaré Hamilton vendredi après avoir inversé les positions avec Rosberg et dominé la seconde séance d’essais libres en prévision du Grand Prix d’Italie qui aura lieu dimanche.

Hamilton peut devenir le premier pilote depuis le légendaire Juan Manuel Fangio en 1955 à triompher à Monza trois années consécutives. Il vise une quatrième victoire en tout sur ce circuit, ses trois victoires ayant été acquises alors qu’il partait de la position de tête.

« Les dépassements à l’avant sont très difficiles, la position de tête est vraiment un atout », a indiqué Hamilton.

Deuxième derrière Rosberg en matinée, Hamilton s’est hissé devant en après-midi dans des conditions chaudes et humides avec une température de piste de 42 °C.

Hamilton a devancé Rosberg de 193 millièmes de seconde.

Les Ferrari de Sebastian Vettel et Kimi Räikkönen se sont classées respectivement 3e et 4e, l’ordre inverse de la séance du matin.

Avec Max Verstappen au 5e rang à l’issue de la plus importante session d’après-midi, un nouvel affrontement se dessine entre le pilote de Red Bull et les deux Ferrari après leur bras de fer en Belgique dimanche dernier.

Daniel Ricciardo a suivi dans l’autre Red Bull, et Fernando Alonso a surmonté des problèmes mécaniques au volant de sa McLaren pour se classer 7e.

355 km/h !

Avec de longues lignes droites et des virages rapides, le circuit de Monza permet les vitesses les plus élevées en Formule 1. Sur la principale ligne droite, les voitures ont atteint 355 kilomètres/heure vendredi.

L’an dernier, Hamilton a dominé toutes les séances d’essais libres, décroché la position de tête et mené la course du début à la fin.

Rosberg a gagné le Grand Prix de Belgique la semaine dernière pour réduire l’avance de Hamilton à 9 points en tête du championnat, 232 contre 223. Mais l’Allemand est toujours en quête d’unepremière victoire sur la piste située près de Milan et qui a accueilli plus de courses de F1 que tout autre circuit.

Hamilton visera une 50e victoire en carrière lors de la course de dimanche.

En matinée, Verstappen, Jenson Button et Sergio Perez ont mis à l’essai un halo de protection destiné à réduire le risque de blessures à la tête, une mesure envisagée à la suite des décès de Jules Bianchi en F1 et de Justin Wilson en IndyCar l’année dernière. Le halo pourrait être introduit en course dès 2018.

Au volant de sa Mercedes chaussée des nouvelles gommes super-tendres Pirelli, Rosberg a réussi le meilleur chrono de la première séance vendredi matin.

Kevin Magnussen, victime d’un spectaculaire accident en Belgique, a par ailleurs connu un autre problème dans le virage à 180 degrés Parabolica, mais il en est sorti indemne avec seulement des dommages à sa Renault.


Trois autres années à Monza

Le patron de la Formule 1, Bernie Ecclestone, et l’Automobile Club d’Italie ont conclu un accord de principe qui assure la présentation du Grand Prix d’Italie à Monza pour les trois prochaines années.

Même si l’entente n’a pas encore été officialisée, Ecclestone a affirmé qu’il ne reste que de « petits détails » à régler. « Le contrat est d’une durée de trois ans seulement, mais j’espère que nous serons encore ici pour 100 autres années », a-t-il dit.

L’entente serait d’une valeur de 68 millions d’euros (98,7 millions $CAN), légèrement moins que les 25 millions d’euros (36,3 millions $CAN) par année exigés par Ecclestone.

Monza faisait partie du calendrier inaugural de la F1 en 1950 et n’a cédé sa place qu’une seule fois, en 1980 quand Imola a présenté le Grand Prix d’Italie.