Lewis Hamilton remporte le Grand Prix du Canada pour une 5e fois

Lewis Hamilton et les membres de son équipe après sa victoire au Grand Prix du Canada à Montréal
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Lewis Hamilton et les membres de son équipe après sa victoire au Grand Prix du Canada à Montréal

Le Britannique Lewis Hamilton a remporté la cinquième victoire de sa carrière au Grand Prix du Canada de Formule 1 à Montréal dimanche.

Parti difficilement de la première place, le pilote de l’écurie Mercedes a joué durant toute la course au chat et à la souris avec le pilote Ferrari, Sebastian Vettel, qui a finalement dû se résoudre au deuxième rang. Le Finlandais Valtteri Bottas a complété le podium au volant de sa Williams égalant le résultat qu’il avait obtenu à Montréal en 2013.

La nouvelle jeune sensation de l’écurie Red Bull, Max Verstappen, 18 ans, a été le meilleur des autres parvenant à défendre en fin de course sa position contre l’autre pilote Mercedes, Nico Rosberg, qui se faisait pressant après une longue remontée du peloton. L’autre pilote Ferrari, Kimi Räikkönen, est arrivé sixième lors de la course qui s’est déroulée par un temps gris, venteux et froid.

Départ difficile

Détenteur de la pole position, Lewis Hamilton a raté son départ et a coincé au premier virage son coéquipier parti à ses côtés. Nico Rosberg s’est ainsi vu forcé de faire un détour hors piste perdant dans la manoeuvre une dizaine de précieuses places. Troisième sur la grille, le pilote Ferrari Sebastian Vettel bondissait au même moment des blocs de départ et s’est retrouvé catapulté en tête.

Vettel et Hamilton se sont ensuite échangés les commandes de la course au fil de leurs arrêts aux puits pour les changements de pneus, le Britannique ne tenant essentiellement sa victoire qu’au fait qu’il est parvenu à se limiter à un seul arrêt contre deux pour l’Allemand.

À Muhammad Ali

Le gagnant de la course a d’abord tenu, en conférence de presse, à dédier sa victoire à Muhammad Ali décédé la semaine dernière. Bien forcé de constater l’absence de coureur de couleur comme lui lorsqu’il a commencé dans le sport automobile, Lewis Hamilton dit avoir été inspiré par le charisme, la confiance et les principes du boxeur américain.

Sur l’étonnante longévité de ses pneus, il a seulement confirmé : « que sa voiture avait été un charme à conduire » jusqu’à la fin. Quant à son mauvais départ, il a dit « ne pas comprendre ce qui s’est passé. Tout marchait bien jusque-là. Heureusement, il n’y a pas eu trop de dommages ».

Bien servi dimanche par une nouvelle évolution plus puissante de son moteur, Sebastian Vettel était rayonnant à ses côtés. « J’ai eu beaucoup de plaisir en course. J’ai donné tout ce que j’ai pu dans les 30 derniers tours. Ça devrait toujours être ça la course automobile. »

Nico Rosberg était nettement moins souriant après la course. Revenant sur la manoeuvre de son coéquipier et rival, Lewis Hamilton, qui l’a forcé hors trajectoire dans le premier virage et l’a relayé en milieu peloton au départ, l’Allemand a déclaré à La Presse canadienne : « Il a été limite agressif. Il m’a touché, il m’a élargi, alors j’ai été dehors, Mais c’est comme ça. C’est la course. »

Ça se resserre en tête

Avec ce résultat, Lewis Hamilton se rapproche de son coéquipier en tête du championnat des coureurs avec 107 points, contre 116 pour Rosberg. Sebastian grimpe d’un coup de la 5e à la 3e place avec 78 points, devant Daniel Ricciardo (72) et Kimi Räikkönen (69 points).

Depuis le début de la saison, les pilotes Mercedes n’ont laissé que les miettes à leurs adversaires avec 4 victoires en courses pour Nico Rosberg et 1 victoire et trois autres podiums pour Lewis Hamilton. Il a fallu que les deux coéquipiers se sortent mutuellement de la course lors d’un accrochage au Grand Prix d’Espagne pour que le pilote d’une autre équipe gagne (Max Verstappen).

On n’avait pas encore eu le temps de s’arroser de champagne sur le podium que déjà les mécaniciens des écuries avaient commencé à plier bagages. C’est que le fameux « cirque de la Formule 1 » a entrepris à Montréal un sprint de six courses en sept semaines qui l’amènera dès le weekend prochain à un improbable Grand Prix d’Europe à une toute nouvelle piste à Bakou, en Azerbaïdjan.

Jeudi, Ecclestone avait pressé l’administration Coderre de respecter l’entente conclue en 2014, qui incluait des investissements de 32,6 millions de dollars pour l’amélioration des installations du circuit, sans quoi il pourrait disparaître.

Les travaux, qui devaient initialement être achevés pour 2017, doivent comprendre la rénovation des garages, de la tour de contrôle et de l’antenne médicale. Or, rien n’a encore été fait à ce niveau.

« Nous connaissons tous Bernie, a lancé M. Coderre, sourire en coin. Chaque fois qu’il y a un Grand Prix, il y a des questions et nous devons clarifier quelques éléments. Il a clairement dit depuis le jour 1 que le Grand Prix du Canada est un des trois meilleurs. Nous le savons tous. Non seulement au chapitre des assistances, mais aussi pour les pilotes. Il y a une vraie relation avec l’industrie de la course automobile et Montréal. »

M. Coderre a assuré qu’il avait discuté avec Ecclestone en compagnie du président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Pierre Desrochers, dans les derniers jours, pour s’entendre sur certaines modalités concernant les paddocks et aussi pour établir un nouvel échéancier pour l’achèvement des travaux. Le maire a ajouté qu’une année avait été fixée, mais qu’elle serait dévoilée « en temps et lieu ».

Les hommes ont conclu une entente informelle et le tout devrait être parachevé d’ici la fin du mois de juillet.

 

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