Le Canada rejoint les États-Unis en finale, comme d’habitude

Le Canada a blanchi la Finlande au compte de 3-0 vendredi, accédant du coup à la grande finale du Championnat du monde de hockey féminin, et comme il fallait s’y attendre, les Canadiennes y retrouveront les Américaines, championnes en titre, samedi.

Le Canada et les États-Unis ont rendez-vous en match ultime pour la 16e fois en 16 ans d’histoire du tournoi, aucun autre pays n’ayant accédé au match pour la médaille d’or.

Les représentantes de l’unifolié ont gagné les huit premiers titres mondiaux, mais les Américaines ont enlevé cinq des sept derniers et quatre des cinq plus récents.

«Peu importe le temps de repos que tu as eu, chaque fois que tu te réveilles pour un match de la médaille d’or, c’est excitant et c’est certain que tu vas tout donner ce que tu as», a déclaré la capitaine d’Équipe Canada, Marie-Philip Poulin.

Poulin a inscrit le seul filet du premier engagement vendredi. Rebecca Johnston a doublé l’avance des Canadiennes dès la première minute du troisième tiers avant de réussir son deuxième du match en milieu de période.

La gardienne Meeri Räisänen a tenu le plus longtemps qu’elle a pu, complétant la rencontre avec 37 arrêts. Sa vis-à-vis, Ann-Renée Desbiens, de La Malbaie, a repoussé 19 tirs et enregistré son deuxième jeu blanc du tournoi.

«La Finlande constitue un bon test, car le niveau d’intensité était là vendredi. Je crois donc que nous serons prêtes à affronter les États-Unis», a commenté l’attaquante canadienne Natalie Spooner.

«D’une certaine façon, je crois que c’est bien d’avoir disputé un match corsé aujourd’hui parce que nous serons prêts pour l’affrontement de demain, qui sera de toute évidence difficile», a renchéri l’entraîneur-chef d’Équipe Canada, Doug Derraugh.

Ce dernier a refusé de dévoiler l’identité de sa gardienne partante pour le match de la médaille d’or. Desbiens, qui participe à son premier Mondial de hockey féminin à l’âge de 20 ans, partage le filet avec Geneviève Lacasse, de Kingston, en Ontario. «Nous prendrons une décision ce soir, s’est limité à dire Derraugh. C’est bon signe quand un tel choix est difficile à faire.»

Les Américaines, sans surprise

Plus tôt vendredi, les États-Unis ont atteint la finale après avoir humilié la Russie par la marque de 13-1.

La capitaine de l’équipe américaine, Meghan Duggan, et la défenseuse Kacey Bellamy n’ont pas joué en raison de malaises, a révélé l’organisation. Brianna Decker a pris la place de Duggan à titre de capitaine.

Decker a terminé le match avec un tour du chapeau. Monique Lamoureux, Jocelyne Lamoureux, Hilary Knight, Dana Trivigno, Alex Carpenter, Hannah Brandt, Haley Skarupa, Emily Pfalzer, Zoe Hickel et Megal Keller ont aussi touché la cible pour les Américaines.

La gardienne Jessie Vetter a repoussé cinq tirs en deux périodes avant de céder sa place à Alex Rigsby, qui a complété la rencontre avec trois arrêts.

Iya Gavrilova a ouvert la marque pour la Russie. Yulia Leskina a cédé quatre fois sur 17 tirs en première période, et elle a été remplacée par Valeria Tarakanova en début de deuxième tiers. Celle-ci a alloué neuf buts sur 13 lancers.

La Finlande et la Russie s’affronteront dans le match pour la médaille de bronze samedi.