Charline Labonté dévoile son homosexualité

La gardienne de but de l’équipe canadienne de hockey féminin Charline Labonté a dévoilé son homosexualité par le biais d’une lettre ouverte mercredi.

Dans la lettre publiée sur le site Internet Outsports.com et intitulée «Exclusif: Je suis Charline Labonté, joueuse de hockey olympique et fièrement gaie», la quadruple médaillée d’or aux JO affirme sortir du placard afin de donner plus de modèles féminins homosexuels dans le sport nord-américain.

Elle y révèle qu’elle partage sa vie avec la patineuse de vitesse canadienne Anastasia Bucsis. Les deux athlètes ont d’ailleurs participé aux Jeux olympiques de Sotchi, où Bucsis a notamment assisté à la conquête de la médaille d’or par l’équipe féminine de hockey.

Les deux femmes ont fait connaissance lors d’un évènement organisé par l’organisme humanitaire international Right to Play. Elles avaient toutes deux été invitées par la coéquipière de Labonté au sein de l’équipe canadienne Caroline Ouellette.

«Une poignée de main et c’était ça! L’étincelle, écrit Labonté. En plus, étant athlètes toutes les deux, nos vies se sont structurées, emboîtées. Nous sommes nées sous la même étoile. Nous faisons la même chose, avons les mêmes ambitions, des horaires et un stress semblables à gérer.»

Labonté, 31 ans, raconte avoir eu peur à Sotchi en raison des nouvelles lois russes visant à sanctionner tout acte de «propagande homosexuelle». Elle soutient toutefois qu’elle n’avait aucune intention de laisser ces distractions la séparer de son «rêve ultime».

«L’équipe canadienne n’a pas eu l’intention de protester, ajoute-t-elle. Nous étions là pour une seule et unique raison : celle de compétitionner au plus haut niveau de nos capacités.»

La gardienne, qui fait partie de l’équipe canadienne depuis 12 ans, affirme que ses coéquipières ont toujours été au courant de son orientation sexuelle et qu’elle n’a jamais senti le besoin de se cacher. «Au contraire, c’est là que je me sens le mieux. Le sujet de l’homosexualité n’a absolument rien de tabou pour nous, a-t-elle précisé. Nous en parlons et en rions comme c’est le cas avec tous les autres sujets. Quel privilège de pouvoir évoluer dans un environnement comme celui-là, qui n’a pas toujours été aussi ouvert.»