Les personnes qui ont déjà eu la COVID-19 devraient-elles être vaccinées?

Il n’existe aucune contre-indication médicale pour donner un vaccin à une personne qui a déjà combattu la maladie. En fait, le vaccin pourrait même compléter la protection immunitaire d’une personne qui n’a souffert que d’une version légère de l’infection.
Photo: Ryan Remiorz Archives La Presse canadienne Il n’existe aucune contre-indication médicale pour donner un vaccin à une personne qui a déjà combattu la maladie. En fait, le vaccin pourrait même compléter la protection immunitaire d’une personne qui n’a souffert que d’une version légère de l’infection.

Les personnes qui ont déjà contracté la COVID-19 bénéficient d’une certaine protection contre la maladie. Vaudrait-il mieux réserver les doses de vaccin pour d’autres personnes plus vulnérables ? Même si ce choix permettrait en théorie d’accélérer la campagne de vaccination, des raisons d’ordre pratique ou médical convainquent plutôt les autorités de prendre la décision inverse.

D’abord, il n’est pas toujours facile de savoir qui a eu la COVID-19. Pour des raisons logistiques, il est plus simple de vacciner tous les résidents d’un CHSLD, par exemple, que d’exclure ceux qui ont contracté la maladie, note l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). D’autant plus que la manipulation complexe de certains vaccins qui doivent être gardés à très basse température, dont celui de Pfizer, fait en sorte qu’il serait difficile de retourner dans un établissement où une personne aurait été oubliée.

Ensuite, il n’existe aucune contre-indication médicale pour donner un vaccin à une personne qui a déjà combattu la maladie. En fait, le vaccin pourrait même compléter la protection immunitaire d’une personne qui n’a souffert que d’une version légère de l’infection. Le nombre d’anticorps spécifiques au coronavirus est variable d’un facteur 100 ou même de 1000 parmi les malades guéris. Les vaccins sont quant à eux conçus pour garantir un niveau de protection adéquat.

De récentes études suggèrent toutefois que l’administration d’une seule de deux doses de vaccin serait suffisante pour bien protéger les personnes remises de la COVID-19. Cette dose unique consoliderait leur protection immunitaire et pourrait même l’élargir à certains variants émergents.