Les effets de la COVID-19 chez les patients guéris

Des malades guéris du coronavirus recevaient le 1er juillet des fleurs à l’occasion de la journée nationale des médecins, à Siliguri, en Inde. Bien qu’ils répondent négativement aux tests, tous les patients ne sont cependant pas au bout de leurs peines.<br />
 
Photo: Diptendu Dutta Archives Agence France-Presse Des malades guéris du coronavirus recevaient le 1er juillet des fleurs à l’occasion de la journée nationale des médecins, à Siliguri, en Inde. Bien qu’ils répondent négativement aux tests, tous les patients ne sont cependant pas au bout de leurs peines.
 
Avec le temps qui passe, on en apprend davantage sur les symptômes persistants de la COVID-19. Le Journal of the American Medical Association a publié la semaine dernière une courte lettre détaillant les effets de la maladie chez des patients officiellement guéris. Deux mois après le déclenchement de leur infection, la grande majorité d’entre eux ressentaient encore au moins un symptôme. Cette petite étude va ainsi dans le même sens que le récit de patients se disant aux prises avec la maladie pendant des mois.



L’échantillon étudié dans la récente publication est constitué de 179 patients atteints de la COVID-19 et hospitalisés dans le plus grand hôpital de Rome. Ces personnes ont souffert de formes graves de la maladie: la majorité avaient une pneumonie, et certains ont dû être branchés sur un respirateur artificiel.



Environ 60 jours après l’apparition de leur premier symptôme, 144 patients répondaient négativement aux tests de dépistage et ont accepté de participer à l’étude. Seulement 13% d’entre eux ne ressentaient plus aucun symptôme de la COVID-19. Ils étaient 32% à souffrir encore d’un ou de deux symptômes, et 55% portaient encore le poids de trois symptômes ou plus. C’étaient surtout la fatigue, la difficulté à respirer et les douleurs aux articulations et à la poitrine qui les affligeaient encore. Aucun ne faisait de fièvre, et le mal de gorge était peu commun.



Même si ces patients ne sont pas nécessairement représentatifs de l’ensemble des malades — c’étaient des cas suffisamment graves pour aboutir à l’hôpital — et que l’échantillon est petit, l’épidémiologiste américaine Tara C. Smith considère que les résultats sont préoccupants. « Nous devons regarder au-delà des décès pour déterminer le véritable impact de cette pandémie », écrit-elle sur Twitter.

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