Institut national de la recherche scientifique - La recherche sur les changements climatiques est l'une des priorités de l'Institut

L’édifice de l’Institut national de la recherche scientifique, rue Sherbrooke à Montréal.
Photo: L’édifice de l’Institut national de la recherche scientifique, rue Sherbrooke à Montréal.

Le développement des nanosciences, la recherche sur les changements climatiques et la gestion intégrée du territoire font partie des priorités de l'Institut national de la recherche scientifique, indique Pierre Lapointe, directeur général de cet établissement universitaire, qui est l'hôte cette année du congrès de l'Acfas.

L'Institut national de la recherche scientifique (INRS) entend contribuer au développement des nanosciences, portant sur l'infiniment petit, et à leur application au secteur biomédical, souligne le directeur général de l'INRS, Pierre Lapointe.

«Notre deuxième grande priorité va être de mesurer les impacts des changements climatiques et de suggérer des moyens d'adaptation», dit-il, évoquant l'érosion côtière et l'incidence de la hausse de la température sur les zones agricoles. La question de la salinisation se pose également, «c'est-à-dire, est-ce que l'eau salée va se rendre plus loin à l'intérieur du fleuve Saint-Laurent qu'elle ne l'est actuellement?», indique-t-il.

La troisième priorité de l'INRS concerne la «gestion intégrée du territoire». M. Lapointe mentionne par exemple la gestion de la nappe d'eau, des déchets, du flux démographique et, de façon générale, de l'humain dans son environnement physique.

Un établissement à connaître

L'INRS souhaite par ailleurs se faire connaître davantage. «On a fait faire un sondage par la firme SOM, et 5 % de la population connaissait l'INRS. De ces 5 %-là, 4 % savaient qu'on était une université. Donc, on a un très gros problème de communication. De fait, on vient de lancer notre nouvelle image. C'est une priorité administrative. Lors du congrès de l'Acfas, la nouvelle image de l'INRS va être utilisée», indique M. Lapointe. L'établissement universitaire de recherche et de formation aux deuxième et troisième cycles dispose maintenant d'un nouveau logo. Sous le sigle figure la mention «université d'avant-garde», «pour démontrer clairement à tout le monde que c'est une université et que sa philosophie, sa réalité, est l'avant-gardisme», explique le directeur général.

L'INRS soufflera ses 40 bougies l'an prochain. Il s'est beaucoup modernisé et développé ces dernières années et il était prêt à accueillir un événement comme le congrès de l'Association francophone pour le savoir (Acfas), affirme M. Lapointe, ajoutant que l'INRS «a de tout temps beaucoup soutenu la science en français».

«On a sauvé la Revue française des sciences de l'eau il y a quelques années», mentionne-t-il à titre d'exemple, jugeant important de pouvoir également employer le français dans le domaine scientifique. C'est la première fois que l'INRS sera l'hôte du congrès de l'Acfas.

Le 400e anniversaire de Québec a en outre milité en faveur de la tenue du congrès dans cette ville. Dans le cadre du chantier de l'INRS sur les histoires régionales, celle de Québec paraîtra d'ailleurs cette année, dit M. Lapointe.

Restructuration et construction d'infrastructures

En 2002, le nombre de centres de recherche de l'INRS est passé de huit à quatre, soit Eau, Terre et Environnement; Urbanisation, Culture et Société; Énergie, Matériaux et Télécommunications; et INRS-Institut Armand-Frappier.

«On a regroupé physiquement beaucoup de nos infrastructures», souligne également M. Lapointe. L'administration générale de l'INRS, le centre Eau, Terre et Environnement et l'équipe de Québec du centre Urbanisation, Culture et Société ont ainsi emménagé en 2005 dans un nouvel édifice, construit dans le quartier Saint-Roch de la Vieille Capitale.

L'INRS a par ailleurs acheté un édifice à l'angle des rues Sherbrooke et Saint-Denis dans la métropole québécoise, où sont désormais situés les bureaux montréalais du centre Urbanisation, Culture et Société.

L'INRS, faisant partie du réseau de l'Université du Québec, a également construit un nouveau bâtiment à Laval pour accueillir des équipes du centre INRS-Institut Armand-Frappier installées auparavant à Pointe-Claire. Il a aussi investi dans la construction du Centre national de biologie expérimentale, situé à proximité.

L'INRS a également choisi Laval pour construire son futur pavillon consacré aux nanosciences, dont l'ouverture est prévue en 2010. Les équipes du centre Énergie, Matériaux et Télécommunications, actuellement situées à Varennes et à Montréal, s'y établiront.

Les nouveaux édifices à Québec, à Montréal et à Laval donnent davantage de visibilité à l'INRS, estime M. Lapointe. «Toutes ces infrastructures-là nous ont mis un peu sur la carte», dit-il.

Recherche thématique

«À l'INRS, la recherche n'est pas disciplinaire, mais thématique», indique M. Lapointe, ajoutant que cela découle de sa mission. En vertu de ses lettres patentes, «tout en poursuivant les finalités propres de la recherche universitaire, l'institut doit, de façon particulière, orienter ses activités vers le développement économique, social et culturel du Québec, tout en assurant le transfert des connaissances et des technologies dans l'ensemble des secteurs où il oeuvre».

L'établissement d'enseignement a construit à Québec des laboratoires destinés aux chercheurs en sciences de l'eau, de la terre et de l'environnement qui souhaitent travailler à la mise au point de nouvelles technologies, notamment en matière d'assainissement et de décontamination.

L'INRS-Institut Armand-Frappier fait par ailleurs partie depuis 2005 du Réseau international des Instituts Pasteur. «On est le premier et le seul institut nord-américain dans ce réseau», souligne M. Lapointe. Un laboratoire international associé à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), en France, le laboratoire Samuel-de-Champlain, a aussi vu le jour à la fin de l'année 2006. Il est implanté au centre INRS-Institut Armand-Frappier, dans le laboratoire d'études moléculaires pharmacologiques des peptides du professeur et chercheur Alain Fournier, et à l'Université de Rouen, dans le laboratoire de neuro-endocrinologie cellulaire et moléculaire dirigé par le Dr Hubert Vaudry.

Des étudiants d'ici et d'ailleurs

Quelque 28 % des étudiants de l'INRS viennent de l'étranger, indique en outre M. Lapointe. L'institut accueille au total 620 étudiants, dont 305 à la maîtrise, 261 au doctorat et 54 stagiaires postdoctoraux. Il compte 154 professeurs-chercheurs, 122 professeurs et chercheurs invités et 52 professeurs associés. «L'étudiant qui arrive dans une université comme la nôtre est tout de suite inscrit dans une équipe de recherche, affirme le directeur général de l'INRS. La formation est faite par et pour la recherche.»

Chaque étudiant admis bénéficie également d'un soutien financier, dit M. Lapointe. L'objectif consiste principalement à permettre aux étudiants de se consacrer à temps plein à leurs études et à la recherche qu'elles comportent, et aussi de favoriser le recrutement des meilleurs étudiants.

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Collaboratrice du Devoir
2 commentaires
  • Yvon Dionne - Inscrit 3 mai 2008 18 h 02

    Gros cerveaux, peu de résultats

    Je ne doute pas que l'INRS, une copie de la France PS, puisse trouver quelque solution positive, à un ratio coûts/bénéfices positif. Comme économiste, je sais qu'il est toujours facile de prouver n'importe quoi, surtout quand c'est le gouvernement qui nous finance, et surtout quand c'est l'ami de Al Gore, faut-il le nommer ? le Sieur Jean Charest en personne !

    Mon conseil aux étudiants : ne perdez pas votre temps. Essayez d'avoir une bourse pour l'Université de l'Alabama et plusieurs autres aux États-Unis. Vous aurez une meilleure formation.

    Qui ne veut pas se faire «connaître davantage», en misant sur le menu du jour ? La santé publique, qu'il vaudrait mieux appeler par son vrai nom «La maladie publique» (j'en ai encore eu l'expérience cette semaine), s'en mêle (et s'emmêle !). Tous les organismes publics et les ministères ne peuvent pas démontrer que leurs coûts rapportent plus de bénéfices à la société.

    Pourtant, ces fascistes de l'intervention étatique (il faudrait en faire une liste noire, pour qu'ils assument les coûts de leurs politiques) ne cessent de répéter, avec les médias crédules à l'appui, qu'ils veulent notre bien commun.

    À l'exemple des crapauds qui chantent ce printemps dans nos étangs, ces chemises noires ont décidé en chantant dans leur entonnoir que leur choix est meilleur que le nôtre. Or, qui coûte moins cher, le chant des crapauds ou celui de Jean Charest ? J'aime le chant des crapauds mais celui de l'INRS et des autres chemises noires de l'État (comme l'INSP) représente un danger public. Il est temps que le peuple sache faire la distinction entre ses amis et ses ennemis. La majorité de la population est en train de se faire berner et elle le sait !

    Yvon Dionne

  • Maurice Monette - Inscrit 4 mai 2008 15 h 19

    Mieux vaut investir LÀ que de se laisser engouffrer dans la GÉHENNE...!

    En investissant dans la RECHERCHE SCIENTIFIQUE comme l'Institut Nationnal de Recherche Scientifique / l'I. N. R. S. le fait, c'est ce qui permettra de remettre notre $ociété Humaine $aine / $. H. $. sur le DROIT CHEMIN de l'ÉVOLUTION POSITIVE. Alors, en d'autres mots, détourner la tendance qui avait été prise dans les deux dernières décennies du millénaire précédent soit, croire que la CUPIDITÉ est l'unique OBJECTIF de notre présence ICI-BAS.

    Durant ces deux décennies, l'argent est devenu le seul et unique BUT de plusieur$ $ociété$ humaine$ et tou$ le$ moyen$ furent toléré$ pour $'enrichir. L'exploitation du $exe par le$ danseuses topless, la vente débridée d'alcool et de drogues, le$ $ervice$ sexuels d'escortes qui troquent leur corps physique pour gagner leur vie, des fraude$ par télé-marketing, etc., etc., etc....

    Mais, ce genre d'activité$ pour faire rouler l'ÉCONOMIE ne conduit qu'à la DÉCHÉANCE de notre $. H. $. alors, qu'on investissent dans des RECHERCHES comme celle$ menée$ par l'I. N. R. S., au moins, c'est faire AVANCER le SAVOIR HUMAIN et c'est pour cette RAISON que NOUS NOUS incarnons sur cette TERRE qui était d'ÉMERAUDE avant que l'argent ne devienne l'unique objectif visé par l'humanité...

    Il s'agit de BONS INVESTISSEMENTS qui pourront permettre à la $. H. $. de survivre à l'APOCALYPSE que NOUS transcendons présentement et transcenderons encore pour quelques années, voire décennies...

    Merci de votre ATTENTION & c'est à ÇA que ÇA sert, la VIE !

    MAURICE MONETTE
    BIOLOGISTE #939