La situation épidémiologique «va dans le bon sens», dit Luc Boileau

Le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, estime que la situation épidémiologique va « dans le bon sens » au Québec et réitère que le retrait du masque dans les lieux publics prévu ce samedi ira bien de l’avant.

En conférence de presse, mercredi, à Montréal, le Dr Boileau s’est dit encouragé devant la baisse des décès, des hospitalisations et des absences des travailleurs de la santé, qu’il perçoit comme un signe que le retour graduel à la normale a été la bonne décision à prendre. Compte tenu de ce contexte sanitaire favorable, il a aussi annoncé que la Santé publique réduira la fréquence de ses points de presse au courant des prochains mois.

« Avec les données que nous avons, nous sommes assez convaincus que le retrait du port du masque cette fin de semaine n’affectera pas la courbe décroissante », a affirmé le directeur national de santé publique par intérim, pour qui la prudence est toujours de mise. Il a par ailleurs confirmé le maintien du port du masque obligatoire dans les transports en commun ainsi que dans les centres hospitaliers au-delà du 14 mai, afin de protéger les plus vulnérables.

Le Dr Boileau justifiait la semaine dernière le maintien du port du masque dans les transports collectifs « pendant un certain temps », en raison des difficultés à « contrôler l’achalandage » et la proximité entre les passagers.

« Ce sont des endroits où beaucoup de personnes n’ont pas le choix de garder une distance », notamment en période d’achalandage, a ajouté mercredi la conseillère médicale stratégique senior de la Direction générale de la santé publique, Marie-France Raynault.

Doses de rappel

 

Le Dr Boileau a par ailleurs voulu clarifier certains éléments entourant la vaccination, plus particulièrement le recours aux doses de rappels, qui ont soulevé quelques interrogations au sein de la population quant à leur pertinence.

À ces questionnements, il a répondu que la première dose de rappel, c’est-à-dire la troisième dose de vaccin, est toujours recommandée pour plusieurs groupes, soit « aux plus de 18 ans, aux femmes enceintes, aux travailleurs de la santé et aux adolescents de 12 à 17 ans considérés à risques élevés de complications ».

Le directeur national de santé publique par intérim ajoute que la deuxième dose de rappel — aussi connue comme la quatrième dose — n’est quant à elle recommandée que pour certaines catégories de personnes. Les résidents de CHSLD ou résidences pour personnes âgées, les personnes vivant dans d’autres milieux avec une importante proportion de personnes aînées ou vulnérables, les personnes âgées de 80 ans et plus, les personnes immunodéprimées ainsi que les personnes très vulnérables vivant dans une communauté isolée ou éloignée sont les principaux concernés par cette recommandation du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ).

Plus encore, le CIQ considère qu’il y a « peu d’avantages à recevoir cette deuxième dose de vaccin si on ne fait pas partie de ces clientèles », a ajouté le Dr Boileau.

Celles et ceux qui souhaitent s’en prévaloir pourront toutefois le faire. Le Dr Boileau a souligné au passage qu’il y aura prochainement une réduction de la fréquence des rendez-vous de vaccination.

Pas de surprises

 

« Ce qu’on veut, c’est avoir une protection maximale au moment où on aura le plus de cas », a expliqué la pédiatre, microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine et présidente du CIQ, Caroline Quach, qui n’exclut pas la possibilité d’une septième vague de COVID-19 cet automne et cet hiver.

Entre-temps, les autorités sanitaires continuent à surveiller de près l’évolution de la pandémie, au Québec et à l’extérieur, « pour ne pas se faire surprendre par de nouveaux variants », a conclu le Dr Boileau.

Le Québec faisait état mercredi de 23 nouveaux décès liés à la COVID-19 et d’une baisse du nombre d’hospitalisations. On compte actuellement 1847 hospitalisations, une baisse de 54 comparativement à mardi.



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