Le pic de la 6e vague passé à plusieurs endroits au Canada, dit la Santé publique

La situation épidémiologique de la COVID-19 varie d’un endroit à l’autre du pays.
Valérian Mazataud Le Devoir La situation épidémiologique de la COVID-19 varie d’un endroit à l’autre du pays.

Le pic de la sixième vague de transmission de COVID-19 est passé, ou près de l’être, dans plusieurs régions du pays, estime l’administrateur adjoint de la santé publique du Canada. Le Dr Howard Njoo a noté en point de presse, vendredi, que la situation épidémiologique varie d’un endroit à l’autre du Canada.

« C’est difficile de parler pour tout le pays, mais je pense qu’on peut dire en général qu’on est pas mal proche du pic ou même le sommet a été dépassé », a-t-il dit en répondant aux questions des journalistes.

« Avec les températures plus clémentes aussi, on est dans une meilleure situation aujourd’hui qu’auparavant », a-t-il ajouté.

Appelé à préciser si la science permet maintenant de statuer clairement sur la saisonnalité de la COVID-19, le Dr Njoo a répondu qu’il était « peut-être un peu trop tôt » pour cela.

« Mais avec l’expérience des vagues précédentes, c’est sûr qu’on a vu que pendant l’été, il y a moins d’activité et de transmission », a-t-il nuancé, en relevant que la période estivale est plus courte au Canada qu’à bien d’autres endroits dans le monde.

Mieux diagnostiquer la COVID longue durée

 

L’administratrice en chef de la Santé publique, la Dre Theresa Tam, a souligné qu’un sondage était présentement mené par son agence pour évaluer la prévalence de la COVID longue durée au sein de la population canadienne.

Questionnée sur le sujet, elle a expliqué qu’il existe pas moins d’une centaine de symptômes variables, de sorte qu’il est parfois difficile de poser un diagnostic pour les professionnels de la santé.

« Nous avons besoin de diagnostics à proprement parler et voilà justement ce sur quoi porte la recherche [ainsi que sur des] marqueurs des impacts de la COVID longue durée », a-t-elle dit.

Si les données sont encore fragmentaires, la Dre Tam a affirmé que les effets de la COVID longue durée pourraient être « assez substantiels ».

Le sondage, mené en collaboration avec Statistique Canada, devrait aussi permettre d’identifier quelles franges de la population sont plus vulnérables à cette infection prolongée.

Par ailleurs, la Dre Tam a à nouveau encouragé les Canadiens à aller chercher leur dose de rappel d’un des vaccins contre la COVID-19.

Selon les plus récents chiffres publiés par Ottawa, un peu moins de 55 % des Canadiens de 12 ans et plus ont reçu leur troisième dose. Les données sur la quatrième dose ne sont pas disponibles sur le tableau de bord du fédéral.



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