Le nombre de cas pourrait avoir atteint un pic en Ontario

Un visiteur se promène dans le musée canadien de la nature en Ontario.
Sean Kilpatrick La Presse canadienne Un visiteur se promène dans le musée canadien de la nature en Ontario.

L’Ontario semble bien engagé dans la sixième vague de la pandémie de COVID-19, causée par le sous-variant BA.2, ont déclaré jeudi après-midi les scientifiques qui conseillent le gouvernement Ford. La province pourrait même avoir atteint un pic du nombre de cas.

Il s’agit des premières projections publiées en près d’un mois par la Table de consultation scientifique de l’Ontario.

À la mi-mars, les experts prévoyaient que le taux d’occupation des hôpitaux (et des unités de soins intensifs) augmenterait lors des semaines qui suivraient. Ils projettent aujourd’hui qu’il augmentera encore pour un certain temps, mais que le pic sera moins élevé que celui observé lors de la cinquième vague.

Exactement 1392 patients malades de la COVID-19 étaient hospitalisés en Ontario jeudi. Durant la cinquième vague, on comptait 3600 patients atteints de la COVID dans les hôpitaux.

 

Le nombre élevé d’infections parmi les employés de système de santé pourrait toutefois compliquer l’accès aux soins, estime la Table de consultation scientifique de l’Ontario. Les 250 cas positifs dénombrés par jour chez les employés des soins intensifs « causent un stress aux opérations des hôpitaux, contribuent à l’épuisement professionnel et ont un impact sur les soins offerts aux patients ».

Selon des analyses effectuées de 103 usines de traitement des eaux usées de l’Ontario, le nombre de cas de COVID-19 dans la province serait sur une pente descendante depuis quelques jours. « Ce n’est pas clair si ce plateau va demeurer, ou s’il y aura une augmentation après les célébrations [de Pâques et du ramadan] », écrivent les scientifiques dans leur rapport.

Ce reportage bénéficie du soutien de l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.

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