Bientôt une décision sur la vaccination des 5 à 11 ans

La Dre Supriya Sharma a indiqué que «l’étude est actuellement en cours et nous nous attendons à avoir une décision finale dans les prochaines une à deux semaines».
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne La Dre Supriya Sharma a indiqué que «l’étude est actuellement en cours et nous nous attendons à avoir une décision finale dans les prochaines une à deux semaines».

Santé Canada s’apprête à prendre une décision sur la vaccination des enfants de 5 à 11 ans contre la COVID-19 avec le vaccin Pfizer-BioNTech dans « une ou deux semaines », soit avant la fin de novembre.

« L’étude est en cours et nous nous attendons à avoir une décision finale dans une à deux semaines », a indiqué la Dre Supriya Sharma, qui représentait Santé Canada lors d’une conférence de presse des autorités fédérales de santé publique tenue vendredi.

Pfizer a déposé à la mi-octobre une demande à Santé Canada dans le but d’autoriser le tout premier vaccin contre la COVID-19 offert au pays pour les plus jeunes. Les États-Unis ont pour leur part donné le feu vert à ce vaccin le 29 octobre. Les adolescents de 12 ans ou plus peuvent être vaccinés depuis mai.

La Dre Sharma a ajouté que le fabricant américain de vaccins Novavax a terminé sa demande pour une homologation au Canada. L’autorité réglementaire est donc aussi en train d’étudier la possibilité d’homologuer ce vaccin, avec en main les données cliniques. Enfin, Santé Canada a autorisé vendredi l’utilisation du vaccin de Moderna pour les troisièmes doses.

Une troisième dose l’an prochain ?

Les responsables de l’Agence de la santé publique du Canada ont également fait le point sur la question de la troisième dose de vaccin contre la COVID-19, désormais recommandée au Québec pour les personnes de 70 ans et plus et pour celles qui ont reçu deux doses des vaccins d’AstraZeneca.

Selon le sous-administrateur en chef de la santé publique du Canada, le Dr Howard Njoo, il est « toujours possible » que les experts conseillent une troisième dose à toute la population déjà doublement vaccinée, mais probablement pas avant l’année prochaine.

« Ce que je vois, mais aussi tous les autres experts [c’est] qu’à un moment donné, peut-être l’année prochaine, au bon moment, on peut voir une recommandation [d’une troisième dose]. Mais pour le moment, l’immunité pour toute la population est bonne, un bon niveau de protection. Ce n’est pas nécessaire », a indiqué le Dr Njoo lors du point de presse.

Pour l’instant, le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) recommande une telle dose de rappel pour certaines populations plus à risque. Au Québec, la Santé publique a dit constater une baisse de l’immunité conférée par les vaccins à partir de l’âge de 80 ans, mais a inclus les 70-79 dans ses recommandations pour la troisième dose « par prudence ».

Le Dr Njoo précise que le CCNI étudie « le bon moment » pour recommander une dose de rappel à l’ensemble de la population. « C’est quelque chose à suivre. C’est sûr qu’on va avoir des recommandations de nos comités d’experts. »

Tests à la frontière

Les exigences de tests de dépistage négatifs toujours requis pour les voyageurs pleinement vaccinés entrant au Canada sont « activement à l’étude », a aussi affirmé l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam.

Elle a toutefois précisé que les agents frontaliers du Canada n’exigent qu’un « test moléculaire » de dépistage de la COVID-19 datant de moins de trois jours avant le départ pour le Canada, et pas nécessairement un test PCR (test par réaction en chaîne par polymérase).

Certains de ces tests moléculaires seraient plus rapides à effectuer et plus accessibles, puisque disponibles dans certaines pharmacies aux États-Unis, par exemple. « J’encourage les voyageurs à faire un peu de recherches à ce sujet », a-t-elle conclu.

Le chef de l’opposition à Ottawa, Erin O’Toole, a justement demandé vendredi au gouvernement de laisser tomber l’exigence qui incombe aux voyageurs d’avoir en main un test PCR négatif pour revenir au pays. Un simple test rapide antigénique pourrait tout au plus être demandé pour les passagers aériens, a-t-il fait valoir.



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