Quand est-ce que les enfants pourront être vaccinés?

La COVID-19 provoque peu de problèmes graves chez les enfants. Les effets secondaires associés aux vaccins doivent donc être encore plus faibles que pour les adultes « pour que le rapport bénéfice / risque continue à être positif ».
Photo: Marie-France Coallier Archives Le Devoir La COVID-19 provoque peu de problèmes graves chez les enfants. Les effets secondaires associés aux vaccins doivent donc être encore plus faibles que pour les adultes « pour que le rapport bénéfice / risque continue à être positif ».

Le Québec ne pourra pas compter sur la vaccination des 5 à 12 ans pour combattre la quatrième vague. Pfizer demandera cette semaine l’autorisation pour administrer son vaccin chez les enfants, mais le chemin est encore long avant l’inoculation dans les écoles primaires.

Pfizer-BioNTech demandera « d’ici quelques jours » l’autorisation de commercialiser un vaccin contre la COVID-19 destiné aux enfants, ont rapporté ce matin des médias américains. La compagnie pharmaceutique devrait soumettre la même requête aux autorités canadiennes dans les jours suivants.

Puis, Santé Canada aura besoin de « deux à quatre semaines » pour analyser les données du fabricant, estime la microbiologiste-infectiologue Caroline Quach-Thanh. « [Ça nous amène à] la fin octobre. Après ça, le temps qu’ils sortent les recommandations, que le Comité consultatif national de l’immunisation et les provinces fassent leurs recommandations… J’ai l’impression que mi-novembre ou décembre, c’est là qu’on va avoir des nouvelles. »

L’efficacité du vaccin n’est pas difficile à prouver à ce stade-ci de la campagne de vaccination, indique le Dr Gaston De Serres, membre du Comité sur l’immunisation du Québec. Le défi consiste plutôt à trouver un dosage adéquat et à garantir un produit « hypersécuritaire ».

Considérant que 2300 enfants ont été vaccinés durant l’étude de Pfizer, « si ce qu’on cherche, c’est un problème de santé qui pourrait arriver à un enfant sur 5000, c’est sûr que là on n’aura pas de réponse claire », pondère-t-il. Qui plus est, la maladie provoque peu de problèmes graves chez ce groupe d’âge. Les effets secondaires associés aux vaccins doivent donc être encore plus faibles que pour les adultes « pour que le rapport bénéfice / risque continue à être positif ».

Le Dr De Serres assure toutefois que Santé Canada « fera des pieds et des mains » pour que l’approbation d’un vaccin destiné aux enfants d’âge scolaire se fasse le plus rapidement possible.

Près du tiers des infections durant la quatrième vague de contaminations touchent des Québécois de moins de 20 ans, selon les données du gouvernement.
 

Ce texte est tiré de notre infolettre « Le courrier du coronavirus » du 27 septembre 2021. Pour vous abonner, cliquez ici.

 



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