Le CHSLD Herron manquait d’équipement pour affronter la crise de la COVID-19

Une infirmière a dépeint une situation chaotique au CHSLD au début d’avril 2020, lors des audiences de mercredi.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Une infirmière a dépeint une situation chaotique au CHSLD au début d’avril 2020, lors des audiences de mercredi.

Il manquait tellement d’équipement au CHSLD Herron, au début de la crise de la COVID-19, qu’une infirmière a raconté avoir dû prendre les signes vitaux de chaque résidant avec le même appareil, sans le stériliser entre chaque patient.

Lorsqu’elle est arrivée en renfort avec d’autres volontaires, le 3 avril 2020, l’infirmière devait prendre la tension artérielle de tous les résidants, qu’ils aient ou non des symptômes de la COVID-19.

« Possiblement on passait la COVID de l’un à l’autre, je ne sais pas », a-t-elle lancé, mercredi, lors des audiences de la coroner Géhane Kamel sur les décès au CHSLD Herron de Dorval, au printemps 2020.

L’infirmière a aussi raconté avoir déjà dû garder la même paire de gants toute la journée, en y vaporisant du désinfectant alcoolisé. La situation s’est améliorée par la suite.

Elle a raconté que les volontaires comme elle faisaient ce qu’elles pouvaient, puisqu’il n’y avait guère de personnel régulier de Herron et qu’elles, elles ne connaissaient pas les résidants.

À quelques reprises durant son témoignage, elle a dépeint une situation chaotique au CHSLD au début d’avril 2020. « C’était très épeurant », a-t-elle commenté, en affirmant avoir pris une journée de congé, le dimanche, parce que c’était trop pour elle et angoissant.

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