La Santé publique de Montréal a besoin de troupes pour retrouver les cas de COVID-19

Depuis le déconfinement, les citoyens multiplient les contacts, ce qui rend les enquêtes «très longues et complexes».
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Depuis le déconfinement, les citoyens multiplient les contacts, ce qui rend les enquêtes «très longues et complexes».

Pour faire face à la montée des cas de COVID-19, la Direction régionale de santé publique de Montréal va lancer une campagne visant à recruter entre 200 et 400 professionnels affectés aux enquêtes épidémiologiques. À Laval et en Montérégie, la Santé publique embauche aussi.

« Les enquêtes sont très longues et complexes, dit le porte-parole de la Direction régionale de santé publique de Montréal, Jean-Nicolas Aubé. Elles prennent deux fois plus de temps qu’avant. »

Depuis le déconfinement, les gens multiplient les contacts, explique-t-il. La gestion des cas dans les écoles est plus compliquée, les bulles-classes ayant été abandonnées. Et c’est sans compter la multiplication des éclosions dans les services de garde, car les tout-petits ne sont pas vaccinés et ne portent pas de masque.

Quelque 250 employés travaillent chaque jour à la réalisation d’enquêtes sur les cas et leurs contacts à la Direction régionale de santé publique de Montréal, indique Jean-Nicolas Aubé. L’organisation dispose d’un bassin supplémentaire de 500 à 600 travailleurs en cas de besoin. Elle veut toutefois embaucher de 200 à 400 professionnels de plus, en prévision des semaines à venir.

La Santé publique de Montréal recherche des agents administratifs qui feront de la saisie de données, ainsi que des candidats ayant un profil de formation universitaire « scientifique » (des physiothérapeutes, des étudiants au doctorat en psychologie et au baccalauréat en biochimie, par exemple) et pouvant évaluer des cas et gérer des éclosions.

À Laval et en Montérégie aussi

La Direction régionale de santé publique de Laval veut aussi renflouer son équipe réalisant les enquêtes épidémiologiques. Des affichages de postes sont en cours.

Pour le moment, la Santé publique de Laval emploie près de 50 enquêteurs (à temps plein ou partiel), indique la porte-parole du CISSS de Laval, Judith Goudreau. À ce nombre s’ajoutent 35 personnes chargées des éclosions et une vingtaine d’autres assurant le soutien administratif.

« Nous avons donc une équipe d’une centaine de personnes, mais nous pourrions doubler nos effectifs d’enquêteurs pour effectuer le nombre grandissant d’enquêtes épidémiologiques », dit Judith Goudreau.

De son côté, la Direction régionale de santé publique de la Montérégie recherche une soixantaine de personnes détenant une « formation dans le domaine de la santé, de la gestion ou en relation d’aide » afin de se joindre à son équipe aux enquêtes épidémiologiques.

Actuellement, environ 350 personnes travaillent aux enquêtes, à la gestion des éclosions, aux suivis auprès des contacts, à la surveillance des cas et en soutien administratif, précise la porte-parole de la Direction régionale, Chantal Vallée.

Les personnes intéressées par les postes en Montérégie doivent être disponibles au moins trois jours par semaine, un week-end sur deux, pendant une période minimale de trois mois.



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