Les enfants ne devraient pas trop souffrir de la quatrième vague de COVID-19

Les cas graves de COVID-19 chez les enfants sont «rarissimes».
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les cas graves de COVID-19 chez les enfants sont «rarissimes».

Ils peuvent bien se « moucher les uns par-dessus les autres », les enfants ne souffriront pas trop de la quatrième vague de COVID-19, assure la pédiatre et microbiologiste-infectiologue, la Dre Caroline Quach.

Les moins de 12 ans ne peuvent pas recevoir de vaccins et le retour à l’école inquiète plusieurs parents. « S’il y a de la transmission à y avoir, c’est surtout [dans cette tranche d’âge] qu’elle va avoir lieu », note la spécialiste. Or, la plupart des enfants infectés ne ressentent rien du tout et environ le quart ne souffrent que de symptômes similaires à un rhume.

Depuis le début de la pandémie, Québec a recensé 300 hospitalisations d’enfants et un seul décès « avec conditions médicales sous-jacentes », précise l’officière en prévention et contrôle des infections du CHU Sainte-Justine. En comparaison, près de 25 000 Québécois ont été admis à l’hôpital pour un diagnostic de COVID-19 et 11 242 en sont morts.

 

La montée du variant Delta, réputé plus virulent, place les autorités sur un pied d’alerte. Mais cause-t-il vraiment des complications plus sévères chez les enfants ? « Je ne suis pas prête à dire ça », rassure la Dre Quach. « Quand on regarde les données aux États-Unis, où il y a quand même eu plus de transmissions que chez nous, le nombre de cas a augmenté, mais toute proportion gardée, il n’y a pas davantage d’admissions [à l’hôpital] et de décès. Le variant Delta se transmet, mais il n’est pas plus méchant. En tout cas pas pour l’instant. »

Le mécanisme biologique qui explique cette résistance à la maladie chez les plus jeunes reste encore un mystère pour les médecins. Néanmoins, les parents adéquatement vaccinés ne devraient pas craindre le retour à l’école ou à la garderie, insiste la pédiatre. « Honnêtement, je pense qu’ils vont être corrects, nos enfants. »

Ce texte est tiré de notre infolettre « Le courrier du coronavirus » du 16 août 2021. Pour vous abonner, cliquez ici.



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