Pas de chirurgien de garde jusqu’à vendredi soir à l’Hôpital de Maniwaki

Les accidentés de la route ou les autres cas de traumatologie sont dirigés vers l’Hôpital de Mont-Laurier.
Photo: Marie-France Coallier Archives Le Devoir Les accidentés de la route ou les autres cas de traumatologie sont dirigés vers l’Hôpital de Mont-Laurier.

Pour la deuxième fois en un peu plus de deux semaines, l’Hôpital de Maniwaki, en Outaouais, n’a pas de chirurgien de garde.

Depuis lundi après-midi, jusqu’à vendredi soir prochain, les accidentés de la route ou les autres cas de traumatologie sont dirigés vers l’Hôpital de Mont-Laurier, situé à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Maniwaki, ou vers ceux situés à Gatineau, à 135 kilomètres plus au sud.

Le directeur des services professionnels du Centre intégré de la Santé et des Services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), Daniel Tardif, reconnaît que jusqu’en janvier, il pourrait être difficile d’assurer les services à temps plein d’un chirurgien.

Lors du bris de service du 16 novembre dernier, dans une entrevue à la station radiophonique CHGA, M. Tardif avait comparé l’horaire des chirurgiens de garde à l’Hôpital de Maniwaki à un fromage gruyère, expliquant qu’il était plein de trous.

En septembre dernier, la région de Maniwaki a été en manque d’anesthésistes.

La salle d’urgence de l’Hôpital de Maniwaki situé sur le boulevard Desjardins est ouverte en tout temps.

La ville compte environ quatre milliers d’habitants ; l’hôpital peut aussi accueillir les Autochtones de la communauté algonquine voisine de Kitigan Zibi.