L’homme accusé d’avoir attaqué une fillette est apte à subir son procès

Un psychiatre doit encore évaluer s’il peut être tenu criminellement responsable de ses actes, ou s’il ne peut l’être en raison de troubles mentaux.
Photo: Olivier Zuida Archives Le Devoir Un psychiatre doit encore évaluer s’il peut être tenu criminellement responsable de ses actes, ou s’il ne peut l’être en raison de troubles mentaux.

Il a été jugé apte à subir son procès criminel, mais le jeune homme accusé d’avoir violemment attaqué une fillette de 10 ans en pleine rue à Montréal la semaine dernière devra être examiné à nouveau par un psychiatre.

Mercredi, le juge Pierre Labelle a reçu un rapport médical ayant conclu que Tanvir Singh, âgé de 21 ans, est apte à suivre son procès et à comprendre ce qui se passe durant les procédures judiciaires.

Mais le magistrat a immédiatement ordonné qu’il soit renvoyé à l’Institut psychiatrique Philippe-Pinel. Un psychiatre évaluera s’il peut être tenu criminellement responsable de ses actes, ou s’il ne peut l’être en raison de troubles mentaux qui l’affectaient le jour de l’attaque.

« Il y a des questions au sujet de sa santé mentale qui doivent être investiguées, a dit le juge Labelle. L’accusé, qui a assisté à l’audience par visioconférence depuis la prison de Bordeaux, acquiesçait poliment quand le magistrat s’adressait à lui : « oui monsieur », a-t-il répété.

La semaine dernière, il aurait attaqué et causé des blessures à la tête et au visage d’une enfant, alors qu’elle rentrait chez elle sur l’heure du midi.

Selon la police, elle a subi de sérieuses blessures. Sa vie n’est toutefois pas en danger.

Des passants étaient intervenus sur le boulevard du Tricentenaire, dans le secteur de Pointe-aux-Trembles, où s’est déroulée l’attaque, et des policiers qui patrouillaient dans le secteur sont arrivés au même moment. Ils ont arrêté le Montréalais Tanvir Singh, qui n’était pas connu des policiers.

Dès le moment de son arrestation, ils soupçonnaient que des problèmes mentaux pouvaient être en cause dans cette attaque sauvage.

 

Détention d’ici la fin avril

Le jeune homme fait face à quatre chefs d’accusation, soit voies de fait, voies de fait graves, voies de fait armées et possession d’une arme dans un dessein dangereux.

Présente au palais de justice de Montréal le jour de la première comparution de l’accusé, la tante de la fillette l’avait qualifié de « danger public », exprimant le souhait qu’il demeure en détention.

Il demeure effectivement détenu en attendant son retour en cour prévu pour la fin avril.

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