Évaluation psychiatrique ordonnée pour le suspect dans l’attaque d’une fillette

L’accusé devra revenir devant la Cour le 23 mars. Il demeure détenu dans l’intervalle.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir L’accusé devra revenir devant la Cour le 23 mars. Il demeure détenu dans l’intervalle.

Le jeune homme accusé d’avoir violemment attaqué une fillette, lundi à Montréal, devra subir une évaluation psychiatrique pour déterminer s’il est en état d’avoir un procès. Il restera détenu d’ici là.

La petite fille de 10 ans retournait chez elle avec une amie sur l’heure du midi, quand l’accusé l’a abordée dans la rue, l’a jetée au sol et l’a frappée à répétition à la tête, lui infligeant de « sérieuses blessures », selon la police.

Tanvir Singh, âgé de 21 ans, a été arrêté sur les lieux de l’agression et fait face à quatre chefs d’accusation, soit voies de fait, voies de fait graves, voies de fait armées et possession d’une arme dans un dessein dangereux.

La vie de la fillette n’est pas en danger, mais elle a subi de nombreuses blessures.

Selon sa tante, qui était présente au palais de justice de Montréal mercredi pour la comparution de l’accusé, « elle va mieux mais est encore sous le choc. » Plusieurs membres de la famille de l’enfant étaient présents et voulaient faire savoir leur opposition à ce que l’accusé soit remis en liberté : « C’est un danger public », a lancé la tante de la fillette.

La Couronne s’est d’ailleurs opposée à sa remise en liberté.

Tanvir Singh a été évalué par l’urgence psychosociale depuis son arrestation : les conclusions de cet examen préliminaire ont mené la procureure de la Couronne, Me Annabelle Sheppard, à demander qu’une évaluation psychiatrique plus poussée soit réalisée à l’Institut Philippe-Pinel.

Une démarche essentielle, selon elle, pour s’assurer qu’il comprenne les procédures criminelles intentées contre lui et afin qu’il puisse communiquer adéquatement avec son avocate.

« Et s’il est apte, nous demanderons une évaluation sur sa responsabilité criminelle », a-t-elle poursuivi devant le juge André Perreault de la Cour du Québec.

Ce dernier a demandé à l’accusé s’il comprenait ce qui se passait.

« Oui, merci », a-t-il répondu d’une petite voix, depuis le centre de détention où il se trouve depuis son arrestation.

Déjà à ce moment, les policiers avaient souligné que si les motifs de l’attaque restaient à déterminer, ils soupçonnaient qu’un problème de santé mentale était possiblement en cause.

L’accusé devra revenir devant la Cour le 23 mars.



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