Disparition de Marilyn Bergeron: «on va toujours te chercher», lui dit sa mère

Disparue le 17 février 2008, Marilyn Bergeron aurait 38 ans aujourd'hui.
Photo: SPVQ Disparue le 17 février 2008, Marilyn Bergeron aurait 38 ans aujourd'hui.

Marilyn Bergeron a été vue pour la dernière fois il y a 14 ans, jour pour jour. Aujourd’hui, pour marquer ce triste anniversaire, sa mère a tenu à prendre la parole pour lui dire : « On va toujours te chercher. On ne cessera jamais, Mari. »

« Peu importe ta condition, peu importe ce que tu sois devenue […], on t’attend à bras ouverts et on t’aime. »

Andrée Béchard se tenait sous la pluie battante jeudi, près du poste de commandement du Service de police la Ville de Québec (SPVQ) installé à l’endroit où sa fille a été vue pour la dernière fois, le 17 février 2008, dans un café de Saint-Romuald, près de Lévis.

« Quelqu’un quelque part connaît la vérité. Et la raison pour laquelle nous sommes sans nouvelle de Marilyn. »

Elle a imploré ceux qui savent quelque chose d’avoir le courage de se manifester, pour que cessent enfin ces 14 années d’attente, de stress et d’interrogations.

Mme Béchard veut tirer un trait sur « notre longue traversée sans réponse qui pèse sur nos vies, en impuissance et en inquiétudes ».

Alors âgée de 24 ans, Marilyn a quitté la maison familiale ce matin-là pour aller prendre une marche, mais n’est jamais rentrée. Elle aurait 38 ans aujourd’hui. Elle venait tout juste de quitter Montréal, où elle habitait, pour retourner vivre chez ses parents.

Un témoin a confirmé à la police l’avoir vue cet après-midi-là dans le café de Saint-Romuald. Elle était seule. Plus tôt, des caméras l’ont captée en fin de matinée alors qu’elle retirait de l’argent à un guichet automatique dans le quartier Loretteville de Québec.

Un dossier jamais tabletté

 

Malgré le passage du temps, le dossier d’enquête et de recherche est toujours actif.

« Ce genre d’enquête n’est jamais tabletté », indique le sergent David Poitras du SPVQ.

Il donne en exemple le cas de Diane Carrier, disparue il y a près de 60 ans. Celui-là aussi est encore aujourd’hui une enquête active pour la force policière.

Le poste de commandement a ainsi été déployé tôt jeudi pour inciter ceux qui ne se sont jamais manifestés à le faire, ou encore ceux qui n’ont pas révélé tout ce qu’ils savaient. « Le moindre petit indice peut aider. »

Le sergent ne veut pas se prononcer sur les possibilités de retrouver la jeune femme après 14 ans, mais il insiste sur le fait que « les chances ne sont pas nulles ».

Mme Béchard espère que cet effort « va avoir l’effet escompté ».

« On a besoin de mettre fin à notre grande souffrance qui est due à ton absence », a-t-elle dit en s’adressant à sa fille, lui demandant de donner signe de vie, « s’il le faut, par personne interposée », a-t-elle précisé.

« On t’aime Mari. »

Toute personne qui a été témoin ou qui détient de l’information et qui ne s’est jamais manifestée est invitée à communiquer avec le SPVQ en composant le 418 641-AGIR (2447) (et pour les gens de l’extérieur de la ville de Québec, le 1 888 641-AGIR, sans frais partout à travers l’Amérique du Nord).

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