Le gouvernement Legault relance le projet éolien innu Apuiat

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Photo: Alexandre Shields Archives Le Devoir La construction du parc d’éoliennes Apuiat doit débuter en 2022.

Après avoir mis de côté le projet éolien Apuiat en 2018, le gouvernement Legault vient de le relancer et il espère que ce nouveau parc d’éoliennes de 600 millions de dollars situé sur la Côte-Nord sera bénéfique pour les communautés innues. Le projet doit encore passer à travers un processus d’évaluation environnementale qui avait été stoppé au moment de l’arrêt du développement du projet.

« C’est une excellente nouvelle pour toute la filière éolienne, où les coûts ont beaucoup diminué », a fait valoir jeudi le premier ministre François Legault, en annonçant la relance de ce projet, dont la construction est prévue à partir de 2022.

Les communautés innues et l’entreprise Boralex sont partenaires dans le projet et ils se partageront « à parts égales » les profits générés par la vente d’électricité pour toute la durée du contrat.

L’entente signée prévoit un contrat de 30 ans pour l’achat d’électricité qui sera produite par le parc éolien Apuiat. Le contrat entre Hydro-Québec Production et Parc éolien Apuiat, la société regroupant les communautés innues et Boralex, prévoit que l’électricité sera achetée « au coût d’environ 6 ¢ du kilowattheure ». « Apuiat devient donc le parc éolien offrant le coût par kilowattheure le plus compétitif de tous les parcs éoliens [ayant signé un contrat] au Québec », a fait valoir M. Legault.

Selon les détails dévoilés jeudi en conférence de presse, le développement de ce parc éolien dans la région de Port-Cartier doit créer 300 emplois durant la construction, prévue pour deux ans, puis « environ 10 emplois permanents pour l’exploitation du parc ».

Le projet Apuiat doit encore passer le test du processus d’évaluation environnementale, confirme le ministère de l’Environnement du Québec. Le gouvernement devra d’abord analyser la « recevabilité » de l’étude d’impact du promoteur, a-t-on précisé par courriel, puisque cette analyse avait été « suspendue ».

Par ailleurs, interpellé sur le développement de nouveaux projets de barrages par Hydro-Québec, François Legault a indiqué qu’aucun projet n’est envisagé « dans un avenir prévisible ».

La présidente d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, a ajouté que la société d’État a déjà en main « tous les moyens » pour répondre aux contrats d’approvisionnement actuels, y compris à ceux des projets d’exportations vers les États-Unis. « Est-ce que ça veut dire qu’il n’y aura pas d’autre barrage d’ici 100 ans ? On ne peut pas dire une chose comme ça. Mais dans un horizon prévisible de court ou de moyen terme, on ne voit absolument pas la nécessité de relancer de grands barrages. »

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