Climat: le Canada n’en fait pas assez, affirme Greta Thunberg

«J’attends du Canada qu’il prenne ses responsabilités et qu’il fasse ce qu’il a à faire pour agir dans une perspective globale», a déclaré la jeune militante, qui prend part vendredi à l’imposante manifestation prévue à Montréal.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «J’attends du Canada qu’il prenne ses responsabilités et qu’il fasse ce qu’il a à faire pour agir dans une perspective globale», a déclaré la jeune militante, qui prend part vendredi à l’imposante manifestation prévue à Montréal.

La militante Greta Thunberg affirme que le Canada n’en fait pas assez pour lutter contre la crise climatique, d’autant plus qu’il a « une grande responsabilité » à l’échelle internationale.

La jeune femme, qui a rencontré le premier ministre Justin Trudeau vendredi matin, a dit lui avoir transmis son message en faveur de gestes plus ambitieux de lutte contre la crise climatique.

« Le Canada n’en fait pas assez et il a une grande responsabilité. Et mon message est le même partout, pour tous les politiciens : c’est le système qui est le problème. Et pour le changer, il faut écouter la science », a-t-elle fait valoir, en réponse à une question du Devoir.

« J’attends du Canada qu’il prenne ses responsabilités et qu’il fasse ce qu’il a à faire pour agir, dans une perspective globale », a ajouté la jeune militante, qui prend part vendredi à l’imposante manifestation prévue à Montréal.

Les différentes organisations impliquées dans la mobilisation pour le climat ont pour leur part profité de leur point de presse tenu avant la marche pour interpeller directement les dirigeants politiques.

« À tous les politiciens qui seront présents à la marche : ne venez pas prendre un selfie et dire que vous êtes beaux et verts. Venez pour dire que vous comprenez l’urgence et que vous êtes prêts à agir pour faire face à l’urgence climatique », a affirmé le porte-parole de La Planète s’invite au Parlement, François Geoffroy.

M. Geoffroy a salué la tenue de cette « première grève climatique du pays », tout en critiquant sans détour « l’inaction » des décideurs politiques. « Depuis 30 ans, on demande aux élus d’agir. Nous avons été patients, mais aucun gouvernement n’a présenté de plan à la hauteur de la crise. Et on sait déjà que le plan qui sera présenté au Québec sera insuffisant. »

Anne-Sara Briand, de La Planète s’invite en santé, a rappelé pour sa part que les bouleversements représentent « la plus grande menace pour la santé publique au XXIe siècle, même ici au Québec ».

Dominic Champagne, du Pacte pour la transition, a directement dénoncé les projets de développement des énergies fossiles, en insistant sur le projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel albertain Énergie Saguenay. « On ne peut plus s’enfoncer dans les projets mortifères. Il faut dès maintenant poser des gestes pour se sortir du pétrole et du gaz », a-t-il fait valoir.

« Avec quelles solutions est-ce que le Canada et le Québec se sont présentés au Sommet Action Climat, à New York ? Soyons clairs : on se rassemble aujourd’hui pour dénoncer votre inaction », a laissé tomber M. Champagne.