Manifestation pour le climat ce samedi à Montréal

La manifestation devait débuter vers 14 h, à la Place des Festivals, avant d’emprunter des rues du centre-ville, dont la rue Sherbrooke, puis de se conclure au pied du Mont-Royal, sur l’avenue du Parc.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La manifestation devait débuter vers 14 h, à la Place des Festivals, avant d’emprunter des rues du centre-ville, dont la rue Sherbrooke, puis de se conclure au pied du Mont-Royal, sur l’avenue du Parc.

Une « grande marche pour le climat » s'est tenue ce samedi après-midi à Montréal, pour mettre de l’avant l’urgence d’agir pour lutter contre les bouleversements climatiques. Des ministres du gouvernement de François Legault devaient être présents à l’événement.

La manifestation devait débuter vers 14 h, à la Place des Festivals, avant d’emprunter des rues du centre-ville, dont la rue Sherbrooke, puis de se conclure au pied du Mont-Royal, sur l’avenue du Parc.

D’autres manifestations sont prévues dans différentes villes du Québec, dont Sherbrooke, Trois-Rivières, Rimouski et Cacouna. À Québec, la marche sera surtout l’occasion de dénoncer le projet de troisième lien, cher au gouvernement de la Coalition Avenir Québec.

Plusieurs personnalités publiques et des scientifiques qui ont signé cette semaine le « Pacte pour la transition » doivent prendre part à la marche qui se tiendra à Montréal.

Ministres présents

Des représentants des différents partis qui siègent à l’Assemblée nationale doivent participer à l’événement. Trois ministres du gouvernement de François Legault seront également présents à Montréal. Il s’agit de la ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques MarieChantal Chassé, de la ministre déléguée aux Transports, Chantal Rouleau, et du président du Conseil du trésor, Christian Dubé.

Un des porte-parole du collectif « La planète s’invite au parlement », François Geoffroy, estime que ce mouvement né durant la dernière campagne électorale prend de l’ampleur. « Les gens sont réellement préoccupés. À chaque marche depuis septembre, le nombre de participants a plus que doublé. Ce samedi, il y aura des marches dans 10 villes réparties sur tout le territoire et à Ottawa. »

« Même si la lutte contre les changements climatiques ne faisait pas partie de son programme, M. Legault doit s’approprier cette cause. Il a l’occasion de jouer un rôle historique et il a l’appui de la population », souligne M. Geoffroy.

Ce message a également été relayé au cours des derniers jours par le metteur en scène Dominic Champagne, instigateur du « Pacte pour la transition ». Ce dernier a d’ailleurs rencontré vendredi le premier ministre François Legault et la ministre MarieChantal Chassé pour discuter de l’action climatique au Québec.

En signant ce « Pacte », les citoyens s’engagent à poser des gestes pour réduire leur empreinte environnementale, tout en pressant le gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour respecter les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. Samedi matin, le « Pacte » avait récolté quelque 136 000 signatures.

Échec en vue

Selon le bilan mi-parcours du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques, le Québec est en voie de rater complètement ses objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES).



Le Québec s’est engagé à réduire ses émissions de GES de 20 % d’ici 2020, par rapport à 1990. Or, selon les plus récentes données officielles, qui remontent à 2015, les émissions ont été réduites de 8,8 %. Et malgré des investissements prévus de plus de quatre milliards de dollars de fonds publics, le plan climat du Québec permettra, au mieux, de « stabiliser » les émissions de GES.

Le secteur des transports compte à lui seul pour plus de 40 % du bilan de la province. Selon le bilan du ministère de l’Environnement, il y a d’ailleurs « urgence d’agir » dans les transports pour espérer atteindre les objectifs de réduction de GES du plan climatique gouvernemental.