Moins de plastique: les suggestions de nos lecteurs

Les pellicules plastique, faites de polyéthylène, peuvent relâcher des phtalates, des perturbateurs endocriniens.
Photo: Catherine Legault Le Devoir Les pellicules plastique, faites de polyéthylène, peuvent relâcher des phtalates, des perturbateurs endocriniens.

De nombreux petits gestes peuvent limiter la quantité de plastique qui atterrit à la poubelle ou au recyclage. À la suite de notre dossier de samedi, « La planète plastique », voici en vrac quelques suggestions de nos lecteurs.

« La pellicule plastique est sortie de ma vie : une amie m’a offert des feuilles de silicone réutilisables », explique Élyse Dupras.

Bonne idée, d’autant plus que ces films non recyclables, faits de polyéthylène, peuvent relâcher des phtalates, des perturbateurs endocriniens. Ces films étirables peuvent même contenir du PVC, en Europe, mais pas en Amérique, où cet usage est interdit.

Utiliser des contenants étanches pour préserver les aliments, des feuilles imperméabilisées à la cire d’abeille, ou tout simplement couvrir les restes de bols ou d’assiettes renversés, suggère Anne-Sophie.

 

 

Chantal Dozois, elle, a adopté la paille en acier inoxydable pour combattre le fléau causé par les 500 millions de pailles jetées chaque jour en Amérique seulement. Le Royaume-Uni et certains États américains, s’apprête à les interdire.

Boissons et collations à emporter sont à l’origine de 50 % des 300 millions de tonnes de plastique générées dans le monde chaque année. Ryan Callaghan prend son propre contenant réutilisable pour aller chercher son repas au restaurant.

« Achetez une tasse à café et apportez-la à n’importe quel café de votre choix local ou commercial », propose quant à lui Johnny Collins. Opter pour la bouteille réutilisable évite d’ajouter aux 35 milliards de bouteilles de plastique jetables consommées chaque année en Amérique.

Karen Elison a abandonné de vieilles habitudes pour réduire son usage du plastique dans la cuisine. Fini les sacs « Ziploc » pour graisser les moules, et les sacs jetables (plus de 300 milliards utilisés chaque année dans le monde, soit un million chaque minute !) pour rapporter l’épicerie.

« Je suis en train d’explorer la méthode d’acheter en vrac autant que possible », dit-elle. Élyse Dupras fait son propre yogourt. « En un an, j’ai empêché 55 pots de plastique d’entrer dans ma maison ! En général, j’essaie de faire le plus possible mes produits de soins. »

Hygiène personnelle

Côté salle de bain, le plastique est aussi roi. Les femmes sont d’ailleurs beaucoup plus exposées aux effets néfastes du plastique en raison de leur plus grande consommation de produits cosmétiques et d’hygiène.

À ce chapitre, Karine Eleison proposait sur notre page Facebook de « remplacer les serviettes hygiéniques par [une coupe menstruelle] et les protège-dessous jetables par des lavables ».

Les produits d’hygiène féminine génèrent beaucoup de déchets puisqu’une femme utilise en moyenne 11 000 à 17 000 serviettes ou tampons au cours d’une vie.

À défaut de coupe menstruelle en silicone, il est aussi possible d’utiliser des tampons sans applicateurs, moins emballés.

Voulez-vous faire la guerre aux cotons-tiges jetables ? Adoptez le cure-oreille en bambou, propose Johnny Collins.