Après une année meurtrière, la baleine noire pourrait disparaître

Les baleines noires donnent naissance dans les eaux tempérées du sud.
Photo: Maxi Jonas Associated Press Les baleines noires donnent naissance dans les eaux tempérées du sud.

Les autorités fédérales américaines signalent qu’il est temps d’envisager la possibilité que les baleines noires disparaissent sans l’adoption rapide de mesures pour protéger l’espèce menacée.

La baleine noire de l’Atlantique Nord compte parmi les mammifères marins les plus rares au monde, et elle a connu une année meurtrière.

L’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) ne dénombre plus que 450 de ces baleines et 17 d’entre elles sont mortes jusqu’à présent cette année.

La situation est si critique que les responsables gouvernementaux canadiens et américains doivent se faire à l’idée que, sans leur intervention immédiate, la population de baleines noires ne pourra pas se rétablir, dit l’administrateur régional de la NOAA, John Bullard.

Mark Murray-Brown, un conseiller de la NOAA en matière d’espèces menacées, précise que les baleines noires connaissent un déclin prononcé depuis 2010 et que les femelles sont plus durement touchées.

Il insiste sur l’urgence d’agir, alors que le haut taux de mortalité de 2017 coïncide avec une année de faible reproduction. Il ne reste plus qu’une centaine de femelles en âge d’avoir des baleineaux.

« Il faut utiliser le mot « disparition », parce que c’est ce qu’indiquent les courbes de tendance, signale M. Bullard. C’est quelque chose que nous ne pouvons pas laisser se produire. »

Les collisions avec les navires et l’empêtrement dans les filets de pêche sont deux des causes les plus fréquemment citées lors des découvertes de carcasses.

Les baleines noires donnent naissance dans les eaux tempérées du sud avant de se diriger vers le Canada et l’État américain de la Nouvelle-Angleterre chaque printemps et été pour se nourrir. Toutes les morts recensées cette année sont survenues au large du Canada et de la Nouvelle-Angleterre.

Une récente étude publiée dans le journal Scientific Reports de Nature indique que les baleines se déplacent davantage qu’on ne le croyait, quittant des zones protégées en quête de nourriture.

Dans une autre étude parue le mois dernier dans le journal Endangered Species Research, des scientifiques ont indiqué que le stress causé par un empêtrement prolongé dans de l’équipement de pêche nuisait à la capacité des baleines à se reproduire.

1 commentaire
  • Gilles Théberge - Abonné 12 décembre 2017 10 h 36

    Oui je crois qu’une étude longitudinale sur ces cétacés serait appropriée. Disons une étude sur cinquante ans. Au moins sur cinquante ans.

    Parce que dans le moment, les gouvernements sont incapables (c’est fou ce qu’ils sont impuissants) de décider. Oui, ça nuirait vraiment à l’industrie maritime et aux pêcheries.

    En parlant de pêcheries, moins il y’a de poisson (à cause de la surpêche) plus les pêcheurs industriels doivent mettre de filets....

    Et plus il y a de filets, ben plus les baleines se prennent dedans.

    Vous voyez c’est simple, CQFD

    C’est comme la vitesse des bateaux. Plus vite on livre la marchandise, plus on fait de profit...

    La encore, CQFD

    Capitch.... ?