Une seizième baleine noire trouvée morte sur la côte est cette année

L’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique estime que les baleines noires de l’Atlantique Nord connaissent actuellement un taux de reproduction faible et des changements dans la disponibilité de la nourriture.
Photo: Archives La Presse canadienne L’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique estime que les baleines noires de l’Atlantique Nord connaissent actuellement un taux de reproduction faible et des changements dans la disponibilité de la nourriture.

Une nouvelle carcasse de baleine noire de l’Atlantique Nord a été découverte sur la côte est, ce qui porte à 16 le bilan des décès confirmés cette année dans la région pour ce mammifère marin en voie de disparition.

Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) a indiqué mardi que la plus récente carcasse, en état de décomposition avancée, avait été découverte sur l’île de Nashawena, au sud de Cape Cod, au Massachusetts. Misty Niemeyer, spécialiste des nécropsies auprès de l’organisation, a précisé que la baleine était relativement jeune, ce qui réduit les probabilités d’une mort naturelle. Une nécropsie sera pratiquée pour déterminer la cause probable de la mort.

Des centaines d’experts se sont réunis en fin de semaine à Halifax pour un symposium sur les baleines noires de l’Atlantique Nord. Les spécialistes ont tenté de trouver de toute urgence des solutions pour sauver les quelque 450 baleines qui étaient encore en vie en 2016 – avant les pertes de cette année. Le consortium a annoncé son intention de créer un groupe de travail international pour trouver des solutions à cette crise de mortalité.

Plusieurs des baleines mortes seraient entrées en collision avec un navire ou se seraient empêtrées dans des équipements de pêche commerciale. De son côté, le gouvernement canadien a notamment ordonné cet été une réduction de la vitesse des navires dans le golfe du Saint-Laurent et la fin hâtive de la pêche au crabe des neiges dans ce secteur.

L’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) estime que les baleines noires de l’Atlantique Nord connaissent actuellement un taux de reproduction faible et des changements dans la disponibilité de la nourriture. L’agence soutenait la semaine dernière qu’il serait difficile de ramener la population à un niveau qui pourra assurer la survie de l’espèce.

Les baleines noires de l’Atlantique Nord, aussi appelées baleines franches, viennent sur la côte est du Canada et des États-Unis au printemps et à l’été pour se nourrir. Leur nom de « franches » vient du fait qu’elles étaient considérées par les baleiniers comme les « bonnes » baleines à chasser – elles flottent lorsqu’elles sont tuées, et elles produisent une grande quantité d’huile. Pour ces raisons, l’espèce a été petit à petit décimée dans cette région.

1 commentaire
  • Denis Paquette - Abonné 25 octobre 2017 09 h 44

    ne sommes nous pas les plus grands prédateurs

    Encore et encore jusqu'a leur disparition, maintenant que nous savons ce qui les tue c'est a nous de décider, en sommes nous capables ou vont-ils perir comme tout ce que l.on a fait disparaitre