Le legs toxique de la consommation effrénée

La consommation effrénée d’appareils électroniques à faible durabilité génère de plus en plus de déchets. Or, ces produits contenant des ressources précieuses et des substances toxiques sont toujours très peu recyclés. Et quand ils le sont, c’est le plus souvent dans des pays du tiers-monde, dans des conditions déplorables.

En 2015, l’humanité devrait consommer plus de 75 millions de tonnes de produits électroniques, si on se base sur la moyenne des données compilées par Le Devoir. Cette consommation représente une hausse de plus de 125 % par rapport à l’an 2000.

Globalement, la durée de vie de ces ordinateurs, téléphones et téléviseurs est limitée à quelques années à peine. Par exemple, les téléphones cellulaires ont une durée d’utilisation moyenne de deux ans à l’échelle du globe. À peine une année ou deux de plus pour les ordinateurs portables, ou encore les tablettes. Quant au téléviseur, le consommateur peut se compter chanceux s’il fonctionne huit ans, soit un peu moins qu’un réfrigérateur.

Dans ce contexte, les consommateurs achètent régulièrement de nouveaux appareils, bien souvent même avant la fin de leur durée de vie utile. La hausse continue des ventes va donc de pair avec un accroissement significatif de la production de déchets électriques et électroniques.

En 2012, 49 millions de tonnes de ces rebuts de notre mode de vie consumériste ont ainsi été générées dans le monde, soit une moyenne de sept kilogrammes par personne. Et selon le Programme des Nations pour l’environnement, la croissance des quantités de déchets atteint de 3 % à 5 % annuellement dans les pays développés. Ce taux serait plus élevé dans les pays en développement. Le monde devrait donc produire plus de 65 millions de tonnes de déchets électroniques et électriques en 2017.

Gaspillage et pollution

Le hic, c’est que cette croissance n’a pas été suivie globalement de programmes de recyclage efficaces. Les estimations, encore là difficiles à préciser, indiquent que plus de 75 % des déchets électriques et électroniques ne se retrouvent jamais dans les circuits officiels de recyclage qui se mettent lentement en place dans le monde.

Or, les appareils qui font partie de notre quotidien contiennent une longue liste de ressources non renouvelables, parfois de grande valeur. Par exemple, un écran d’ordinateur ou un téléviseur contient du zinc, du cuivre, du nickel, de l’argent, ainsi que des métaux ferreux et précieux. Dans les téléphones intelligents ou les ordinateurs, on peut aussi retrouver de l’or, des terres rares ou encore du lithium.

Autant de ressources dont les réserves mondiales tendent à s’épuiser plus ou moins rapidement. C’est ainsi que dans plusieurs cas, les nouveaux projets miniers sont conçus pour aller extraire jusqu’à d’infimes quantités de minerai en traitant d’imposants tonnages bruts tirés de fosses à ciel ouvert, avec les conséquences environnementales que cela suppose.

Nos biens de consommation qui finissent dans les sites d’enfouissement contiennent aussi plusieurs substances hautement toxiques. Dans le cas de nos ordinateurs, la liste comprend notamment du plomb, du mercure, du chrome, du cadmium et des retardateurs de flammes, comme les PBDE.

Fait à noter, la migration de plusieurs de ces contaminants vers les milieux naturels a déjà été démontrée. À titre d’exemple, le recours accru aux PBDE a conduit à une hausse très significative des concentrations de ces substances chez les bélugas du Saint-Laurent. Ils font même partie des suspects pointés par les chercheurs pour expliquer les problèmes de reproduction de l’espèce.

Place au recyclage

Continuer sur cette voie de consommation excessive des ressources et de pollution à grande échelle apparaît donc de plus en plus insensé, selon Annie Leonard, militante américaine et réalisatrice du documentaire The Story of Stuff. « Il s’agit d’un système en crise, parce qu’il s’agit d’un système linéaire. Or, nous vivons sur une planète ayant des ressources limitées. Et il n’est pas possible de gérer indéfiniment un système linéaire sur une planète dont les ressources et l’espace sont limités. »

Des programmes de recyclage se mettent progressivement en place dans certaines régions du monde. Au Québec, le circuit officiellement reconnu s’articule depuis deux ans autour de l’Association pour le recyclage des produits électroniques (ARPE), qui compte des programmes dans la plupart des provinces canadiennes. Son financement, à hauteur de 44 millions de dollars en 2013, est assuré par l’écotaxe payée à l’achat par les consommateurs.

La directrice générale de l’ARPE au Québec, Dominique Lévesque, fait valoir que près de 10 000 tonnes métriques de produits ont été récupérées dans les 650 points de collecte de la province l’an dernier. Elle n’est toutefois pas en mesure de préciser ce qui a été récupéré et envoyé dans le réseau de recycleurs, pour y être trié et démantelé. Impossible également de savoir quelle proportion des déchets produits ici est recyclée. On ignore donc totalement si le Québec fait bonne figure ou s’il est un cancre environnemental.

Dans certains cas, se départir d’un appareil électroménager peut aussi relever du chemin de croix. Le Devoir a eu beau contacter deux centres officiellement reconnus par RECYC-QUÉBEC, mais aussi une municipalité et un écocentre, il n’a jamais été possible de trouver un endroit où aller porter un vieux micro-ondes. Celui-ci a fini à la poubelle.

Pour Estelle Richard, organisatrice communautaire aux Amis de la Terre, ce cas de figure n’a rien d’exceptionnel. Elle estime que s’il existe effectivement des initiatives porteuses pour favoriser le recyclage de nos appareils électriques et électroniques, celles-ci sont toujours « nettement insuffisantes ». Selon elle, il serait primordial d’accroître l’accès à des lieux de collecte, notamment dans les grands centres.

Pour le moment, une partie du matériel récupéré au Québec est le fait de circuits qui échappent à tout contrôle. Les quantités sont impossibles à évaluer. Ce qu’on sait, cependant, c’est que ces produits s’ajoutent à ceux collectés ailleurs en Amérique du Nord (8 millions de tonnes par année aux États-Unis) et ensuite expédiés, par conteneur, vers la Chine. Ce pays a servi de déversoir pour plus de 35 millions de tonnes de déchets en 2012. C’est donc en Asie, mais aussi au Ghana, au Nigeria et en Inde qu’on délocalise toujours l’essentiel de notre héritage toxique.

Ironiquement, c’est aussi dans certains de ces pays que sont fabriqués les produits électroniques que nous consommons à un rythme sans précédent. Dans ce cas, le coût est surtout humain puisque de nombreux témoignages et reportages témoignent des conditions inhumaines dans lesquelles sont fabriqués, par exemple, nos téléphones intelligents.

Le cas le plus médiatisé est celui de Foxconn, fabricant des iPhone et iPad en Chine. Les travailleurs sont forcés d’effectuer, à une cadence effrénée, des semaines de travail dépassant les 60 heures. Ils dorment dans des dortoirs surpeuplés et vivent en reclus dans leur complexe industriel. Face à des vagues de suicides, Foxconn a réagi. Elle a fait installer des filets antisuicide pour décourager les travailleurs de se jeter des fenêtres de leurs dortoirs. Et les aubaines sont toujours au rendez-vous pour les consommateurs d’ici.

De plus en plus de déchets

La croissance de la consommation de produits électroniques est la norme dans toutes les régions du monde. La Chine est sans surprise la championne, avec une hausse de plus de 400 %, suivie de l’Inde, avec près de 300 %. Les Canadiens, eux, consomment 60 % plus d’appareils électroniques qu’il y a 15 ans.

Les Québécois ne sont évidemment pas en reste, même s’il est difficile d’obtenir des données à jour. Le plus récent rapport produit par RECYC-QUÉBEC, en 2009, fait état de ventes annuelles de près de 800 000 téléviseurs et de 1,5 million de téléphones. Un nouveau rapport est attendu l’an prochain.

Des données sur les chiffres de ventes fournies par le Conseil québécois du commerce de détail — incluant toutefois les électroménagers — indiquent que celles-ci se sont élevées à 2,4 milliards en 2013, un montant similaire à celui de 2012.
38 commentaires
  • François St-Pierre - Abonné 20 décembre 2014 08 h 27

    Pas facile à résoudre, comme problème

    Mettons que le iPad se vend 600 $. J'ouvre un magasin où je vends des iPad fabriqués dans des conditions irréprochables, par des employés jouissant de bonnes conditions de travail. Cette caractéristique est prouvée et bien annoncée dans mon magasin. Mes iPad se vendent cependant 750 $. Dans combien de temps mon commerce fera-t-il faillite? Une semaine? Deux semaines?

    Il y a 20 ans, l'achat d'un ordinateur personnel exigeait une part importante du budget de l'acquéreur. Les premiers téléphones portables coûtaient des milliers de dollars. Avec le temps, les prix ont dégringolé, car ils ne reflètent pas les externalités que dénonce ce reportage. Le surconsommateur est radin. Les moutons de Panurge se déchaînent quand arrive le Boxing Day.

    Bien sûr, pas facile de mettre fin à la surconsommation. Une hausse des frais de crédit aidera-t-elle? Possible, mais compte tenu de l'endettement per capita des Nord-Américains, elle risquerait de déclencher une catastrophe économique.

    Je ne vois qu'une solution: un changement de mentalité pour adopter collectivement la simplicité volontaire, quitte à avoir moins de bébelles et à les payer plus cher. C'est pas demain la veille, hélas.

    • Pierre Vaillancourt - Abonné 20 décembre 2014 11 h 01

      François St-Pierre a écrit : « Je ne vois qu'une solution: un changement de mentalité pour adopter collectivement la simplicité volontaire, quitte à avoir moins de bébelles et à les payer plus cher. C'est pas demain la veille, hélas. »

      La solution passera en effet par un retour à une certaine simplicité volontaire pour inverser la tendance actuelle qui veut nous voir consommer toujours davantage. Ce sera demain la veille quand on voudra que ce soit demain la veille. Et on y arrivera si une personne à la fois choisit d'avoir moins de bébelles électroniques. Il est possible de vivre heureux, parfaitement informé et d'avoir un réseau d'amis sans avoir de téléphone cellulaire, de iPad ou tablette, de Tweeter, LinkedIn, etc.

      On peut choisir de se limiter à un seul bidule électronique pour accéder au cyber-espace ... et le garder pendant des années.

    • Jean-Marc Tremblay - Abonné 20 décembre 2014 21 h 29

      Avec sa vision à court terme (et à un un certain point sa cupidité, sa stupidité et son vide spirituel) l'home accro de son mode de consommation se dirige de façon accéléré vers sa perte, et son extinction. Dommage pour nous. Mais tel est simplement, peut-être, notre dessin.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 20 décembre 2014 22 h 01

      Les solution individuelles -chaque personne dans son coin- à des enjeux collectifs ne marchent pas. C'est par le recours à des outils collectifs, syndicats, État, qui ont un pouvoir coercitif envers les abus inhumains, que l'on a un impact important.

      Ex : la surpêche ne cessera pas en ''sensibilisant le consommateur'' mais bien en criminalisant le dépassement de quotas et la vente de stocks dont on ne peut certifier l'origine.

      Et encore, il faut que ces quotas soient basés sur des études scientifiques sans pression des pêcheur et de leurs lobbyistes.

      On peut toujours augmenter des quotas si on se rend compte qu'on a ''pêché'' par excès de prudence. On ne peut pas ramener un stock exterminé par jovialisme surconsommateur.

  • Christian Methot - Abonné 20 décembre 2014 08 h 35

    Mon iPhone

    J'aime bien mon iPhone. Il est joli, pratique, accroît ma productivité et permet de faire à peu près n'importe quoi. Bref, je suis amoureux de la pomme et je le fais savoir à tout le monde. Je me pâme devant les annonces aguichantes de la pomme.

    Dans ma société, je peux m'afficher à gauche, progressiste, pétri de bonnes intentions, je suis "contre" l'itinérance, "contre" la pauvreté et les grandes banques qui fot de l'argent sur le pauvre peuple. Je suis contre le pipeline et les gaz de schiste, contre l'austérité, pour la gratuité scolaire.

    Bref, je suis une bonne personne et les appareils d'Apple font partie de mon mode de vie, et permettent de m'afficher et de me distinguer. Ce que j'aime encore plus est de savoir que les iPhones sont produits dans des conditions proches de l'esclavage. Cela ne me cause aucune dissonance cognitive. D'ailleurs, je me prépare à changer mon iPhone 5s pour le 6.

    Je vais pourvoir continuer à tweeter encore plus efficacement contre le pipeline ou les autres initiatives des méchants industriels qui polluent notre environnement.

    • Yvette Lapierre - Inscrite 20 décembre 2014 10 h 51

      J'aime votre ironie, c'est bien nous, les biens pensants, qui gaspillons les ressources au profit des modes éphémères et... stupides.

      Autre bêtise des temps "modernes", le "goût du jour" qui fait que ceux qui achètent une maison le moindrement ancienne la "strippent" au grand complet alors que tout y était encore pafaitement fonctionnel mais... démodé, que de folies sont commises au nom de "la mode"!

    • Marc Davignon - Abonné 20 décembre 2014 10 h 54

      Vous ne souffrez pas de «dissonance cognitive» mais plutôt de vanité. En effet, de votre propre aveu, votre style de vie est de vous afficher et de vous distinguer. Cela est de la vanité.

    • Rémi Vachon - Inscrit 20 décembre 2014 12 h 41

      Juste mentionner comme ça (oui j'ai saisi l'ironie), que Apple est seulement "le cas le plus médiatisé", simplement parce que les médias donnent parfois l'impression qu'ils connaissent juste Apple.

      La réalité c'est que Foxconn fabrique des appareils pour à peu près tous les fabricants, et si c'est pas Foxconn c'est un autre parfaitement similaire. La marque "Apple" n'a rien à voir ici. Le simple fait que vous avez un objet pour avoir pu vous connecter ici, lire l'article et commenter, implique que vous avez un objet (PC, téléphone, tablette) qui a été fabriqué dans exactement les mêmes conditions que celles chez Foxconn, et ce peu importe la marque (Dell, HP, Asus, Samsung, Microsoft, LG, Toshiba, Sony, etc.)

    • Christian Methot - Abonné 20 décembre 2014 16 h 06

      Ma position est caricaturale et j'aurais en effet pu choisir comme exemple n'importe quel appareil électronique fabriqué dans les usines de Foxconn, qui n'est après tout qu'un sous-traitant qui fabrique de l'électronique pour à peu près tout le monde.

      J'ai décidé de prendre Apple parce qu'il frappe plus l'imaginaire; peu de compagnies ont une fanbase aussi enthousiaste et mordue qu'Apple, peu de produits occupent une place aussi importante dans l'identité. Les gens qui achètent du Apple sont souvent en pamoison devant leur appareil, comme si leur bidule trop dispendieux n'était rien d'autre que le fruit des Dieux. Avoir un iPhone, ce n'est pas comme avoir un HTC, un Samsung ou un Sony.

      Apple, c'est la quintessence de l'hypocrisie du capitalisme, une compagnie qui vend à des prix déments des appareils littéralement programmés pour devenir obsolètes (en cessant les mises à jour rapidement) et en interdisant à quiconque de mettre un autre système d'exploitation dessus. Un vieux PC peut parfaitement accueillir un système d'exploitation Linux "léger" et rester parfaitement fonctionnel (ex.: Xubuntu, Lubuntu, Puppy Linux, etc.). Pas un Apple. En tout cas, pas facilement. Et pourquoi vendent-ils tout cela à des prix aussi élevés? Une bonne partie de l’explication est dans l’engouement social que leurs appareils génèrent.

      Ils ont réussi mieux que les autres à associer leur marque à la créativité, la joie, la musique, la justice, le bonheur, le respect de la vie humaine, etc. Finalement, ce n’est rien de tout cela. Juste une gamique pour faire un maximum de fric.

      Et ça me désole, parce que comme les autres, je tombe aussi dans le panneau.

    • Jean Richard - Abonné 20 décembre 2014 22 h 15

      @M. Méthot – Histoire de ne pas empêcher quelqu'un de prolonger la vie d'un vieil iMac ou d'un vieux MacBook, je dois contredire votre affirmation à l'effet que ces ordinateurs ne laissent pas la place à d'autres systèmes d'exploitation.

      Oui, Linux peut facilement être installé sur un ordinateur Apple, plus facilement que sur la plupart des PC car les composantes et les périphériques sont facilement reconnus par Linux (du moins en distribution Ubuntu). Il peut être installé comme unique système d'exploitation ou en parallèle, offrant le choix au démarrage. Toutefois, si le gain de performance est nettement amélioré en passant de Windows à Linux sur une vieille machine, ce n'est pas le cas avec OSX, le système d'exploitation des Mac, car OSX et Linux se ressemblent énormément, étant basés sur des noyaux UNIX.

      Par ailleurs, je n'ai pas de iPhone, mais un Sony – et je regrette ce choix pour des raisons bien terre à terre : l'ergonomie est pourrie et l'écran difficile à lire (je peux me passer de verres correcteurs pour lire un iPhone, mais pas le Sony – il doit bien y avoir une raison à ça – sans compter que les googleries, gratuites en apparence, ne riment pas toujours avec convivialité.

      À vouloir démoniser un fabricant plutôt qu'un autre, on risque de passer à côté du problème, surtout quand on sait qu'au fond, il y a une complicité involontaire entre tous car le sacro-saint principe de la magie de la concurrence, très cher au néolibéralisme, appartient à la culture d'entreprise occidentale et c'est à ce principe que l'on doit le besoin de doper la consommation – de produits électroniques entre autres puisque c'est de ça qu'il est question.

      Les gouvernements et les sociétés d'état ne sont pas absentes dans le processus. Y avait-il urgence à passer au numérique en télévision ? Y a-t-il urgence à remplacer des frigos en bon état, des ampoules non grillées ? On va appeler ça une complicité politique au service d'une certaine économie...

  • Diane Veilleux - Inscrite 20 décembre 2014 08 h 56

    Bien beau ce plaidoyer en faveur du recyclage, toutefois, le problème fondamental est que ces appareils sont conçus pour ne pas durer et pour ne pas être réparables.

    • Yves Corbeil - Inscrit 20 décembre 2014 09 h 16

      Voilà exactement ou le problème ce situe. Pour continué a faire fonctionné un système économique néo-libéral completement dépassé, on ne cesse de fabriqué des produits avec une date de péremption de plus en plus courte, tout cela avec l'assentiment des gouvernements complices. Quelle triste époque que nous traversons.

    • Daniel Bérubé - Abonné 20 décembre 2014 09 h 24

      Je comprend votre frustration face à tel problème, mais nous y retrouvons des points qui est difficilement changeable: le choix du consommateur, les plus bas prix, les budgets de famille fonctionnant aussi sur le court terme... et plus que souvent, les budgets réduits des jeunes familles.

      Depuis des millénaires, l'humain a le choix de consacrer sa vie à l'avoir ou à l'être. En optant pour une société de consommation, voir surconsommation, sans doute est-il passé à l'avoir avant d'avoir terminer l'être, du moins sous son côté "sagesse"...

      Si nous voulons sauvegarder la planète: n'attendons pas que les autres aie débuté le combat avant de nous y impliquer (complètement l'inverse chez Harper), et une chose a éliminer avant même la surproduction: l'individualisme, qui donne plein pouvoir aux marchés ! ;-)

  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 20 décembre 2014 09 h 01

    et c'est terrible...

    Comment un homme comme Bill Gates a-t-il pu soutenir $$$ en même temps des fondations humanitaires pour les plus démunis de ce monde et contribuer à cette ignominie que sont ces centres de production "esclavagistes" comme celui de Foxconn...et aussi contribuer à la polution environnementale en créant des
    objets dont la vie fonctionnelle ne dure que 2 à 3 ans...c'est "le prêt à jeter" de la nouvelle génération industrielle...

    Alors que dans certains pays on célèbre la pérennité de monuments et chefs-d'oeuvres artistiques...ici, la bêtise humaine ne voit que le veau d'or...promis!

    Il serait bien de pousser cette investigation au Québec afin de savoir ce qui se passe dans ce labyrinthe des recyclages à tout vent...L' exemple de votre micro-onde devrait sonner l'alarme chez le "citoyen responsable" et chez tous nos "leaders: environnementalistes et politiques"...Nous voulons du changement, oui
    mais surtout savoir ce qui se passe chez nous...Peut-être ne sommes nous pas aussi blancs que nous voudrions paraître l'être.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 20 décembre 2014 22 h 06

      Les oeuvres caritatives sont déductibles d'impôt. C'est de la publicité à très bas prix, en quelque sorte.

  • André Chamberland - Inscrit 20 décembre 2014 09 h 16

    Réduire la consommation et la pollution

    Comment détourner l'addiction à toujours consommer sans même avoir un besoin de la majorité des humains? Cesser le développement de nouveaux centres commerciaux, légiférer sur la durée de vie des produits, taxer très fortement les nouvelles versions des produits non essentiels du genre I Phone (autrefois nos parents avaient leur téléphone pour la vie et ça suffisait), promouvoir le partage communautaire et la deuxième vie des objets, obliger des travaux communautaires en recyclage pour tout acheteur de nouvelle version de I Phone et semblables produits, etc.

    • Martin Gingras - Inscrit 20 décembre 2014 21 h 13

      Biensur, faites comme les gouvernements, ajoutez des taxes a en plus finir. Punissez, c est bien plus facile. Taxez taxez et limitez l'accès. Voyez aussi bientot votre emploi éliminé, la qualité de vie diminuer et l'appareil economique s'écrouler. De biens belles solutions faciles que vous nous donnez la monsieur chamberland. Cest vrai, s'agit de juste taxer taxer et taxer. Voyez aussi les compagnies ne plus vouloir faire affaire avec votre gouv. Quebecois et l economie d'ici s ecrouler.