La marche à suivre en cas de COVID-19 à l’école

Photo: Marie-France Coallier Archives Le Devoir

Tout élève qui présente des symptômes de la COVID-19 en classe sera isolé dans une pièce où un membre du personnel s’occupera de lui en attendant qu’un parent vienne le chercher. Cette pièce sera ensuite nettoyée, désinfectée et ventilée après le départ de l’élève. 

Le Devoir a mis la main sur un aide-mémoire préparé par la Santé publique et le ministère de l’Éducation pour indiquer au personnel du réseau scolaire la marche à suivre si un enfant est infecté par le coronavirus.

Selon le document, le ministère prévoit une aide pédagogique à distance si un élève en attente du résultat de son test pour la COVID-19 ou malade doit demeurer isolé à la maison. Les symptômes à surveiller sont nombreux : fièvre, toux, difficulté à respirer, mal de gorge, perte de goût et d’odorat, grande fatigue, importante perte d’appétit, douleurs musculaires généralisées, vomissements et diarrhée.

En cas d’un foyer d’éclosion dans une classe, il reviendra aux responsables régionaux de la Santé publique de recommander la fermeture d’une classe ou d’une école. La direction, les enseignants, le personnel de l’école et les parents de l’élève devront identifier les contacts étroits qu’un élève infecté a eus avec d’autres personnes pour identifier qui a un risque modéré ou élevé d’avoir attrapé le coronavirus. Celles-ci devront par la suite passer un test.

Lorsqu’un élève est soupçonné d’avoir la COVID-19, les parents devront téléphoner rapidement au 1-877-644-4545 et suivre les directives que la Santé publique leur transmettra.

Cet aide-mémoire répond à certaines des questions qui avaient été soulevées la semaine dernière par les partis d’opposition à l’Assemblée nationale. Le plan révisé du ministre Roberge pour la rentrée scolaire a été annoncé lundi après-midi.

Suivez l'évolution de la COVID-19 au Québec

Consultez notre tableau de bord interactif.

18 000 parents pour l’école à distance

Entre-temps, Sarah Gisbon, une mère de deux adolescents, a fait parvenir sa pétition signée par plus de 18 000 personnes pour exiger que les parents aient le choix entre le retour ou classe ou l’enseignement à distance comme c’est le cas en Ontario. Elle fait partie des quatre parents, représentés par l’avocat Julius Grey, qui ont mis en demeure le ministre Roberge la semaine dernière pour qu’il offre cette option.

« J’ai signé la pétition parce que j’ai un risque élevé de complications avec la COVID-19 et que je suis la mère d’un élève, a écrit l’un de ces parents dans la pétition. Le gouvernement du Québec est prêt à risquer nos deux vies avec son attitude dangereuse et cavalière. C’est de la folie, particulièrement pour une province qui a le taux d’infection le plus élevé au pays. »

« Il y a trop de gens qui risquent d’être gravement affectés par la COVID si le retour en classe se fait de la façon indiquée par le gouvernement. Il doit y avoir la possibilité de faire l’éducation à distance pour ceux qui le choisissent et avec tous les soutiens requis », a écrit un autre parent.

Une mère de la région de Montréal qui avait ces craintes s’est récemment fait dire par son école que la présence des enfants en classe serait obligatoire et qu’elle devait annuler l’inscription des siens pour leur faire l’école à la maison.

« Le gouvernement de la CAQ demande aux Québécois et Québécoises de faire un choix entre leurs droits fondamentaux : le droit à l’éducation pour nos enfants ; le droit de protéger nos familles ; le droit de travailler, écrit Mme Gibson dans le document qu’elle a fait parvenir au ministère de l’Éducation lundi matin. C’est tout simplement inacceptable. »

La pétition demande également que la révision du plan Roberge tienne compte du nombre d’élèves par classe, du port du couvre-visage et des problèmes de ventilation dans les écoles. Ces parents veulent aussi que les directives du ministère de l’Éducation soient élaborées en collaboration avec les Centres de services scolaires, les syndicats et les regroupements de parents.

À voir en vidéo