Les étudiants en éducation de l’UQAM retournent en grève

Depuis près de deux ans, les étudiants militent pour une meilleure reconnaissance des stages obligatoires dans leur parcours universitaire, à commencer par leur rémunération.
Photo: David Afriat Le Devoir Depuis près de deux ans, les étudiants militent pour une meilleure reconnaissance des stages obligatoires dans leur parcours universitaire, à commencer par leur rémunération.

Devant l’impasse à laquelle se heurte leur lutte pour des stages rémunérés, les membres de l’Association des étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation (ADEESE) de l’UQAM retournent en grève du 19 au 23 novembre prochains.

Réunis en assemblée générale mardi, la majorité d’entre eux ont adopté une résolution allant dans ce sens.

« On veut lancer un message au nouveau gouvernement de François Legault, qu’il comprenne qu’on va continuer notre lutte », a indiqué au Devoir le responsable aux affaires externes de l’association, David Lacombe.

Il espère que ce changement de garde à l’Assemblée nationale sera à terme favorable pour leur cause.

Depuis près de deux ans, les étudiants en enseignement, en travail social ou encore en soins infirmiers militent pour une meilleure reconnaissance des stages obligatoires dans leur parcours universitaire, à commencer par leur rémunération.

Le gouvernement de Philippe Couillard avait cédé — un peu — à la pression exercée par les étudiants lors de précédentes journées de grève, proposant de mettre en place une mesure budgétaire pour compenser le stage final en enseignement. Une mesure largement critiquée par les principaux concernés, qui estiment qu’elle « a pour objectif de diviser le mouvement pour la rémunération des stages et constitue une solution peu coûteuse pour le gouvernement sans répondre à la revendication du mouvement, soit la rémunération de l’ensemble des stages pour toutes les disciplines et à tous les niveaux d’étude ».

Si l’ADEESE est la première association à s’être dotée d’un mandat de grève, d’autres devraient lui emboîter le pas dans les prochaines semaines, d’après David Lacombe. Il explique que le 21 novembre a été désigné comme une « importante journée de mobilisation » pour organiser diverses activités d’un campus à l’autre à travers la province.

Si rien n’est coulé dans le béton pour le moment, les étudiants n’excluent pas d’opter pour une grève générale illimitée l’hiver prochain si le gouvernement de François Legault refuse de répondre à leurs revendications.