UdeM: le MIL au cœur de la journée portes ouvertes

Adil Boukind Collaboration spéciale
Le chantier du campus MIL, en avril dernier. La journée portes ouvertes sera la première fois où sera présenté en détail le campus avec des images des pavillons et des amphithéâtres, selon Andreea-Ruxandra Schmitzer, vice-doyenne associée à la planification et aux infrastructures de la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Le chantier du campus MIL, en avril dernier. La journée portes ouvertes sera la première fois où sera présenté en détail le campus avec des images des pavillons et des amphithéâtres, selon Andreea-Ruxandra Schmitzer, vice-doyenne associée à la planification et aux infrastructures de la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal.

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À l’instar de plusieurs universités à travers le pays, l’Université de Montréal se prépare pour sa journée portes ouvertes d’automne. Cette année, la journée sera un peu spéciale, dans le sens que ce sera la première fois que le nouveau Campus MIL sera présenté au public. Ce projet, qui verra le jour à la croisée de quatre quartiers (Rosemont, le Plateau, Parc-Extension et Outremont), fera-t-il pencher la balance en faveur de l’université de la montagne dans le cœur des futurs étudiants ?

Un campus répondant à une nouvelle réalité

En plus d’être professeure de chimie à l’UdeM, Andreea-Ruxandra Schmitzer est vice-doyenne associée à la planification et aux infrastructures de la Faculté des arts et des sciences. Cette dernière s’occupe d’organiser le déménagement des quatre départements qui s’installeront au Campus MIL : chimie, physique, géographie et sciences naturelles. La journée portes ouvertes « sera la première fois où nous allons présenter en détail le campus avec des images des pavillons et des amphithéâtres », explique la vice-doyenne.

C’est ainsi plus de 2000 étudiants et environ 200 membres du corps professoral qui déménageront pour la rentrée d’automne 2019 dans les deux pavillons du campus. L’un d’entre eux sera réservé aux 1ers cycles, tandis que le deuxième sera consacré aux cycles supérieurs et à la recherche. « Une bibliothèque souterraine reliera les deux bâtiments », ajoute Mme Schmitzer.

L’UdeM veut, à travers ce projet, mettre en avant la collaboration intersectorielle entre les départements. « Sur chaque étage, nous allons avoir plusieurs disciplines différentes. Le but est d’avoir un regroupement par intérêt de recherche, comme l’environnement, qui touche à plusieurs expertises », détaille la vice-doyenne. Cette dernière espère ainsi que de nouvelles collaborations vont naître de cette approche.

Pour Mme Schmitzer, le nouveau campus offre avant tout un argument fort pour beaucoup d’étudiants : la possibilité de vraiment suivre les cours en ligne. Celle-ci a en effet constaté que, au cours des 15 dernières années, de plus en plus d’étudiants ont des responsabilités en dehors des cours. Que ce soit à cause d’un emploi, d’enfants ou parfois pour une maladie, le manque de flexibilité des horaires fixes et l’obligation de se déplacer pouvait parfois poser problème. Ainsi, selon la professeure de chimie, ce dispositif pourrait permettre à plus de personnes de suivre des programmes d’études.

« Toutes les salles sont équipées pour émettre des visioconférences et communiquer avec les étudiants », précise Mme Schmitzer. À cela s’ajoutent des tableaux numériques dont le contenu sera retransmis en direct à l’étudiant qui suit le cours en ligne. « Dans de la vision-conférence classique [avec seulement une caméra], on ne voit pas ce que le professeur écrit au tableau », déplore-t-elle.

Est-ce que ces nouvelles infrastructures auront un effet positif sur les demandes d’admission ? Pour Mme Schmitzer, il est trop tôt pour le dire, aussi bien au Québec qu’à l’international. « Nous avons organisé des visites pour les professeurs de cégep qui étaient vraiment impressionnés, raconte-t-elle. Ce sont nos meilleurs ambassadeurs et ça devrait nous apporter beaucoup de visibilité. » La professeure de chimie estime aussi que les jeunes générations adorent les infrastructures neuves utilisant les nouvelles technologies.

Essentiellement, le nombre de demandes d’admission semble rester relativement le même, selon Mme Schmitzer. « Ce qui varie un peu, c’est les disciplines dans lesquelles les étudiants se dirigent, détaille-t-elle. Par exemple, si plus d’étudiants décident d’aller en chimie, moins vont aller en informatique. »

Plusieurs outils pour tirer parti de la journée

La journée d’accueil n’est pas uniquement consacrée au Campus MIL. Plusieurs activités et outils sont proposés pour orienter les étudiants. Plus de 500 membres de la communauté universitaire seront présents pour répondre aux questions des visiteurs. De plus, une centaine de stands seront dressés pour présenter les différents programmes.

En ce qui concerne les outils, le site Internet de l’Université de Montréal offre deux services en ligne pour permettre aux futurs étudiants de mieux cibler les programmes qui répondent à leurs attentes et intérêts. À cela s’ajoutent deux webinaires organisés au mois d’octobre pour présenter les 1ers cycles et cycles supérieurs.

La journée même des portes ouvertes, 14 conférences expliquant entre autres comment financer ses études ou exercer une profession au Québec avec un diplôme étranger seront offertes. De plus, on offrira des séances d’informations individuelles de 10 à 15 minutes. Les futurs étudiants qui auront fait leur choix de programme pourront aussi finaliser leur inscription sur place.

Bien évidemment, des visites du Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal (CEPSUM) et des résidences seront organisées en parallèle des stands d’information. Pour ceux qui ne pourront pas être présents, l’Université propose de suivre la journée en ligne à travers son événement Facebook.

La journée portes ouvertes de l’Université de Montréal aura lieu le dimanche 11 novembre prochain, de 10 h à 16 h, au 3200 rue Jean-Brillant, proche du métro Côte-des-Neiges. L’UdeM organise aussi une trentaine d’événements à travers le monde pour attirer des étudiants étrangers.