Université de Sherbrooke: relever les défis de demain

Hélène Roulot-Ganzmann Collaboration spéciale
Le campus de Longueuil de l’Université Sherbrooke. « Les étudiants vont passer une partie de leur vie ici, c’est primordial que le cadre leur plaise et qu’ils puissent s’y épanouir », estime Nicolas Grandmangin.
Photo: Jacques Grenier Le Devoir Le campus de Longueuil de l’Université Sherbrooke. « Les étudiants vont passer une partie de leur vie ici, c’est primordial que le cadre leur plaise et qu’ils puissent s’y épanouir », estime Nicolas Grandmangin.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

L’Université de Sherbrooke ouvrira les portes de ses trois campus le 3 novembre prochain. L’occasion de présenter les 390 formations qu’elle offre aux trois cycles ainsi que les diverses actions mises en place pour favoriser la réussite de chacun.

À l’Université de Sherbrooke, 85 % des étudiants viennent de l’extérieur de l’Estrie. Une partie de l’international, mais aussi et surtout des quatre coins du Québec.

« Nous recrutons particulièrement les jeunes qui cherchent une ville à taille humaine, mais dynamique, indique Nicolas Grandmangin, directeur de la section information, recrutement et appui à la réussite étudiante. Les portes ouvertes donnent l’occasion de venir voir en vrai l’environnement dans lequel ils passeront leurs trois à quatre prochaines années d’études. Nous avons également des Montréalais, mais eux nous choisissent généralement pour les programmes spécifiques que nous proposons. »

Pour attirer sa clientèle, l’Université de Sherbrooke mise bien sûr sur la qualité de ses programmes, mélange de théorie et de pratique afin de former des professionnels recherchés par les employeurs, et dont certains ont acquis une belle réputation sur le plan international. Mais elle met également en avant sa dimension humaine, l’accessibilité du corps professoral, la taille restreinte des groupes favorisant les échanges. Elle s’engage également sur le plan environnemental et vante une qualité de vie exceptionnelle avec, d’un côté, un campus verdoyant et, de l’autre, un centre-ville à l’ambiance urbaine et culturelle.

« Les étudiants vont passer une partie de leur vie ici, c’est primordial que le cadre leur plaise et qu’ils puissent s’y épanouir, estime Nicolas Grandmangin. Nous offrons d’ailleurs, pendant les portes ouvertes, une visite de la ville. »

S’épanouir pour réussir

Depuis quelques années, l’Université de Sherbrooke a d’ailleurs mis en place plusieurs programmes afin de permettre la réussite de chacun. Un défi particulièrement ardu tant les profils d’étudiants se sont diversifiés ces dernières années.

« L’accessibilité aux études a augmenté, explique M. Grandmangin. Nous avons aujourd’hui des étudiants en situation de handicap ou ne venant pas des classes sociales supérieures. La moyenne d’âge est également en hausse parce que certains étudiants prolongent leurs études au cégep, s’arrêtent pour travailler ou voyager, etc. On parle encore de profils atypiques, mais aujourd’hui, l’atypique est devenu la norme. Ça nous pose des défis en matière de réussite. »

Plusieurs dispositifs ont ainsi été mis en place pour permettre cette réussite. Un centre d’entraide aux études notamment, par lequel des étudiants de 2e et 3e années offrent du tutorat à ceux de première année. Ils peuvent également les appeler un ou deux mois après le début des cours pour s’assurer que tout va bien et les renseigner au cas où ils rencontreraient des difficultés tant sur le plan pédagogique qu’administratif.

« Lorsque nous révisons nos programmes, ajoute Nicolas Grandmangin, nous attachons plus d’importance au fait qu’ils soient intelligibles à tous. Que chacun puisse comprendre la trame et où on veut le mener. Nous estimons qu’ainsi, il est plus facile de ne pas décrocher. Les profils ne sont plus aussi homogènes qu’avant, et les professeurs doivent en tenir compte. »

Les portes ouvertes de l’Université de Sherbrooke auront lieu le 3 novembre de 9 h 30 à 15 h 30 aux deux campus de Sherbrooke et à celui de Longueuil.