La créativité au coeur des écoles privées

Gabrielle Brassard-Lecours Collaboration spéciale
Il est évident qu’il faut user d’innovation et de créativité pour intéresser les jeunes à apprendre de la matière scolaire.
Photo: Fédération des établissements d’enseignement privés Il est évident qu’il faut user d’innovation et de créativité pour intéresser les jeunes à apprendre de la matière scolaire.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

La créativité a été placée au coeur du colloque annuel de la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP), qui se tiendra le mois prochain.

Le colloque organisé pour et par la FEEP de la région de Québec se veut un véritable laboratoire de nouvelles idées pour rendre plus actuel l’enseignement, en cette ère où les jeunes sont branchés sur les technologies, et les parents plus instruits qu’avant. « On n’est plus en 1920, et il faut adapter nos manières d’enseigner à une génération d’enfants et de parents différente », explique Patrick L’Heureux, directeur des services à l’éducation préscolaire et à l’enseignement primaire de la FEEP.

Avec des slogans comme « Va au-delà » et « La créativité, c’est l’intelligence qui s’amuse », une célèbre citation d’Albert Einstein, le comité organisateur du colloque dont M. L’Heureux fait partie espère être une source d’idées et de solutions pour moderniser l’enseignement. « Les professeurs doivent appliquer le programme du ministère [de l’Éducation] dans leur classe, mais ils n’ont pas de restrictions sur la façon de le faire », confie celui qui a été directeur d’école pendant 22 ans avant d’être à la FEEP.

Fini les rangs d’oignons

Pour M. L’Heureux, il est évident qu’il faut user d’innovation et de créativité pour intéresser les jeunes à apprendre de la matière scolaire. Il cite en exemple un enseignant du collège Jésus-Marie qui a organisé l’espace de son local en « classe bistro sportif ». Exit les pupitres, chaises et rangées alignées ; on y retrouve plutôt banquettes, poufs et tapis. Selon plusieurs études, cette organisation non conventionnelle de l’espace contribuerait à « améliorer l’humeur des élèves, à réduire la fatigue et à contrer les effets négatifs de l’inactivité physique ».

Afin de faire sortir les enseignants de leur zone de confort, le déroulement même du colloque se veut créatif. « Les professeurs ne vont s’inscrire que le matin même aux ateliers prévus, au lieu d’en choisir longtemps à l’avance », se félicite l’organisateur, qui ajoute que les cocardes seront remplacées par des dispositifs technologiques. Les ateliers du colloque aborderont des thématiques telles que créer un environnement de bande dessinée en classe, transformer l’enseignement en jeu, l’utilisation des outils technologiques, ainsi que l’étude de cas de la classe bistro sportif. « L’école n’est plus le seul lieu d’apprentissage pour les enfants, il faut donc continuer de trouver des façons originales de les y intéresser », explique M. L’Heureux.

Le Colloque sur la créativité des écoles préscolaires et primaires de la région de Québec se tiendra le 5 octobre prochain au collège Jésus-Marie, à Québec. La FEEP y attend 250 enseignants des environs de la capitale.

« L’école n’est plus le seul lieu d’apprentissage pour les enfants, il faut donc continuer de trouver des façons originales de les y intéresser »