Professeurs en lockout à l’UQTR: un médiateur est nommé

La ministre de l’Enseignement supérieur Hélène David
Photo: Radio-Canada La ministre de l’Enseignement supérieur Hélène David

La ministre Hélène David compte faire « tout ce qui est en son pouvoir » pour mettre fin au lockout décrété mercredi par l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) — une mesure exceptionnelle dans le secteur public québécois.

« Est-ce que j’aime le lockout ? La réponse, c’est non », a lancé la ministre aux journalistes en marge des travaux de l’Assemblée nationale, mercredi matin.

« Je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir de ministre de l’Enseignement supérieur pour que ce lockout dure le moins longtemps possible », a-t-elle ajouté. Dans les couloirs du parlement, on supputait les probabilités de recours à une loi d’exception pour mettre fin au conflit de travail. Mme David a refusé de commenter cette possibilité.

Voyez la réaction de la ministre Hélène David

 

 

L’UQTR a mis en lockout tous ses professeurs à compter de minuit mercredi, en plein début de session printanière. Tous les cours donnés par les professeurs sont annulés. Les cours offerts par les chargés de cours ont cependant lieu comme prévu. La direction a déclaré que les négociations achoppent sur les salaires, le plancher d’emploi et la tâche des professeurs.

La ministre a parlé mercredi matin au recteur Daniel McMahon et à d’autres membres de la communauté universitaire. « Il y a trois points qui achoppent. Je ne peux pas croire qu’on ne peut pas trouver des voies de passage entre gens intelligents et de bonne volonté. »

Le gouvernement a nommé un médiateur, Gilles Lachance, dans l’espoir de dénouer l’impasse à la table de négociation. « On leur demande bien sûr un règlement le plus rapidement possible », a indiqué aux journalistes Dominique Vien, ministre du Travail, mercredi matin. Il s’agit du deuxième lockout d’importance en Mauricie après celui à l’aluminerie ABI de Bécancour, note Mme Vien.

Gabriel Nadeau-Dubois, de Québec solidaire, s’est montré préoccupé par ce geste inhabituel de la direction de l’UQTR. « À Québec solidaire, on espère que ce n’est pas un projet-pilote à l’UQTR, j’espère qu’on ne teste pas cette formule-là pour ensuite l’exporter ailleurs dans la fonction publique québécoise. C’est un précédent dangereux. »

Avec Isabelle Porter et Marie-Michèle Sioui