La laitue romaine liée à une éclosion d’infections à E. coli au Québec et en Ontario

De la laitue romaine
Photo: Frederic J. Brown Agence France-Presse De la laitue romaine

Les résidents du Québec et de l’Ontario doivent cesser de consommer de la laitue romaine — sous toutes ses formes — jusqu’à nouvel ordre, a recommandé mardi l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) qui a constaté une éclosion d’infections à la bactérie E. coli lié à cet aliment.

« À l’heure actuelle, les données issues de l’enquête en Ontario et au Québec donnent à penser qu’il y a un risque d’infection à E. coli associé à la consommation de laitue romaine », a indiqué l’ASPC par voie de communiqué en après-midi.

L’avis concerne toutes les laitues romaines, quel que soit leur producteur ou leur pays d’origine, et reste en vigueur jusqu’à ce que l’ASPC en sache davantage.

Selon l’agence, 18 cas d’infections à la bactérie Escherichia coli (E. coli) font l’objet d’une enquête à l’heure actuelle au Canada, dont 15 au Québec et trois en Ontario. Les personnes touchées — dont six ont été hospitalisées — seraient toutes tombées malades entre la mi-octobre et le début du mois de novembre.

De nouveaux cas continuent d’être signalés à l’agence, ce qui lui fait croire que cet aliment contaminé serait encore sur le marché, autant dans les épiceries, que les restaurants. Aucun rappel de laitue n’a été lancé pour l’instant.

Les autres provinces du Canada ne seraient pas visées pour le moment, mais plusieurs états américains seraient aussi touchés.

Les autorités sanitaires américaines ont d’ailleurs émis le même avis plus tôt mardi. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont fait état de 32 personnes tombées malades à travers 11 États, dont 13 ont dû être hospitalisées.

Enquête

L’ASPC collabore actuellement avec l’Agence canadienne d’inspection des aliments, Santé Canada, ainsi que les CDC des États-Unis pour mener l’enquête et découvrir la provenance exacte de la laitue romaine à l’origine de la contamination.

Les premières analyses en laboratoires ont montré que les cas signalés « sont génétiquement liés aux maladies signalées dans une précédente éclosion d’infections à E. coli en décembre 2017 ».

« La même souche d’E. coli est à la source des maladies au Canada et aux États-Unis, comme nous l’avons vu en 2017 et nous laisse supposer qu’il pourrait y avoir une source récurrente de contamination », souligne l’ASPC.

D’autres détails suivront.