La SAQ est perturbée par une grève cette fin de semaine

L’impasse persiste dans les négociations contractuelles, alors que la convention collective est échue depuis le 31 mars 2017.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir L’impasse persiste dans les négociations contractuelles, alors que la convention collective est échue depuis le 31 mars 2017.

La majorité des succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ) sont fermées en fin de semaine, en raison d’un débrayage des quelque 5500 employés de magasin et de bureau.

La grève de trois jours déclenchée vendredi matin se poursuit, mais une cinquantaine de succursales demeurent ouvertes, les opérations étant assurées par des cadres.

Par ailleurs, la SAQ dit avoir obtenu une ordonnance de la Cour supérieure visant à encadrer les activités des grévistes devant ses succursales et en assurer l’accès de façon adéquate. Toute forme d’obstruction, de violence, de vandalisme et d’intimidation aux abords des stationnements et des commerces est ainsi interdite.

Le 28 septembre dernier, les travailleurs ont voté à 96 % en faveur d’une banque de 18 journées de grève à être utilisées au moment jugé opportun par le syndicat.

L’impasse persiste dans les négociations contractuelles, alors que la convention collective est échue depuis le 31 mars 2017.

La présidente du syndicat, Katia Lelièvre, reproche à la partie patronale son manque de souplesse, principalement en ce qui a trait à l’enjeu salarial. Elle affirme que les travailleurs n’accepteront pas « de s’appauvrir avec des augmentations salariales sous l’Indice des prix à la consommation ».