Ugo Fredette perd sa dernière chance de faire annuler son verdict

Avec la décision de la Cour suprême de ne pas entendre son appel, Ugo Fredette restera derrière les barreaux et son verdict demeure.
Sean Kilpatrick La Presse canadienne Avec la décision de la Cour suprême de ne pas entendre son appel, Ugo Fredette restera derrière les barreaux et son verdict demeure.

La Cour suprême a fait savoir jeudi qu’elle n’entendra pas l’appel d’Ugo Fredette, déclaré coupable par un jury en 2018 de deux meurtres au premier degré, soit ceux de son ex-conjointe, Véronique Barbe, et d’un automobiliste croisé par hasard, Yvon Lacasse.

Comme c’est toujours le cas, le plus haut tribunal du pays n’a pas expliqué sa décision de ne pas entendre cette cause.

Ainsi, le verdict d’Ugo Fredette demeure, et il restera derrière les barreaux.

Le jury n’avait mis que deux jours avant de le déclarer coupable des meurtres commis le 14 septembre 2017.

En plus du meurtre de Véronique Barbe de 17 coups de couteau dans un contexte de violence conjugale et de séparation, il avait été déclaré coupable du meurtre d’Yvon Lacasse, un automobiliste de 71 ans croisé dans une halte routière de Lachute. Un acte commis alors qu’il était en fuite après avoir tué son ex-conjointe. Fredette l’avait sauvagement battu à mort pour voler son véhicule, afin de réduire ses chances de se faire repérer.

Il était parti en cavale avec un enfant de six ans, et avait été responsable du déclenchement d’une longue alerte Amber.

L’homme avait été arrêté en Ontario, et l’enfant remis à des membres de sa famille.

Pour faire annuler les verdicts, Fredette avait allégué que la juge du procès avait erré dans ses directives aux 12 jurés en leur disant « qu’ils devaient être unanimes sur le verdict, mais qu’il n’était pas nécessaire qu’ils soient unanimes sur la façon d’arriver à un verdict de culpabilité ».

La Cour d’appel avait rejeté cet argument. Fredette s’était alors tourné vers la Cour suprême, qui vient de lui fermer la porte.

Il a été condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

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