Un vol compromet les données de 10 000 employés du CHU de Québec

Les autorités ont récupéré une partie du matériel volé, souligne le CHU, précisant ne pas pouvoir « présumer que l’information qu’il contenait n’a pas été transférée entre les mains de tiers ».
Getty Images / iStock Les autorités ont récupéré une partie du matériel volé, souligne le CHU, précisant ne pas pouvoir « présumer que l’information qu’il contenait n’a pas été transférée entre les mains de tiers ».

Un vol d’ordinateurs survenu la semaine dernière pourrait compromettre les informations personnelles de 10 000 employés, actuels et anciens, du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval. L’organisation précise que deux arrestations ont déjà eu lieu en lien avec cette affaire.

« Ce vol a eu lieu dans la nuit du 5 au 6 juin. Dès le lendemain, nous nous en sommes aperçus », précise Jean-Thomas Grantham, adjoint du p.-d.g. au CHU de Québec.

Une femme de 40 ans, Marie-Ève Béliveau, et un homme de 32 ans, Anthony Roy, ont comparu mercredi matin au palais de justice de Québec. Des accusations de vol et de recel s’ajoutent à leur dossier criminel déjà garni.

Malgré leur arrestation, la police de la capitale nationale poursuit son enquête. La porte-parole Sandra Dion précise qu’une perquisition menée dans le secteur de Beaupré, en périphérie de Québec, a permis de récupérer du matériel informatique.

« Nous ne pouvons pas présumer, ajoute le CHU par communiqué, que l’information qu’il contenait n’a pas été transférée entre les mains de tiers. »

M. Grantham précise que les deux présumés malfaiteurs ont contourné « plusieurs protocoles de sécurité » pour parvenir jusqu’au matériel volé. Il précise que l’organisation a l’intention de tirer « des leçons » de cette entrée par effraction, survenue dans « le plus important centre de recherche francophone en Amérique du Nord », selon le CHU de Québec.

Le CHU indique que le vol n’a compromis aucune recherche en cours.

Chaque employé contacté

 

L’organisation s’engage à contacter chaque employé affecté par cette violation de confidentialité. Il est « fort probable », selon l’organisation, que les données de toutes les personnes ayant oeuvré au Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval entre le 1er mars 1994 et le 14 mai dernier se trouvent dans les ordinateurs volés. « Ceci inclut notamment les membres du personnel salariés, les médecins, les résidents, les étudiants et les chercheurs », ajoute l’organisation.

Parmi les données susceptibles d’avoir été dérobées figurent le nom, la date de naissance, le numéro d’assurance sociale, l’adresse, le contrat de travail, le curriculum vitae ou le numéro de passeport des employés. Leur spécimen de chèque et leur formulaire d’impôt pourraient aussi être compromis.

« Aucun renseignement personnel concernant les patients du CHU de Québec-Université Laval ou les participants aux projets de recherche du Centre de recherche du CHU ne s’y trouvaient », assure l’organisation, qui chapeaute cinq centres hospitaliers à Québec.

Pour l’instant, rien n’indique que le contenu des ordinateurs ait été utilisé ou partagé à des fins frauduleuses ou malveillantes, poursuit le CHU. « Nous n’avons pas de raison de croire que ce vol visait particulièrement les données personnelles en question. »

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