Nouveaux mandats de grève à l’aide juridique

Une vingtaine d’avocats du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ont adopté vendredi à l’unanimité un nouveau mandat de grève de sept jours.
Photo: iStock Une vingtaine d’avocats du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ont adopté vendredi à l’unanimité un nouveau mandat de grève de sept jours.

Le gouvernement, ses représentants et les avocats de l’aide juridique n’arrivent toujours pas à s’entendre sur les salaires de ces derniers. Devant l’échec de la brève ronde de négociations menée cette semaine, de nouveaux mandats de grève ont été votés vendredi.

En matinée, une vingtaine d’avocats du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ont adopté à l’unanimité un nouveau mandat de grève de sept jours, a fait savoir la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui les représente.

Un mouvement qui pourrait être suivi, au cours des prochains jours, par d’autres votes à Montréal, Laval, dans les Laurentides et Lanaudière, prévient le syndicat qui représente environ la moitié des 400 avocats de l’aide juridique du Québec.

Parité avec les procureurs de la Couronne

 

La CSN ne veut pas préciser pour l’instant quels moyens de pression seront exercés, ni quand. Mais elle indique que ce serait « incessamment ». La dernière fois, les avocats s’étaient absentés les matinées.

Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2019, les avocats de l’aide juridique réclament les mêmes hausses salariales que celles consenties par le gouvernement aux procureurs de la Couronne (+ 10 % sur 4 ans).

Or le Conseil du Trésor leur a plutôt proposé une hausse de 6 % sur trois ans comparable à celle obtenue par les employés du secteur public.

Les nouveaux mandats de grève visent à dénoncer l’échec de la ronde de négociation expresse tenue plus tôt cette semaine à la Commission des services juridiques (CSJ).

La CSJ est l’organisme qui représente le Conseil du Trésor dans ses négociations avec les avocats. Invité à commenter l’état actuel des négociations, la porte-parole de la présidente du Conseil du trésor, Sonia Lebel a dit ne pas pouvoir le faire parce qu’elle ne négociait pas « directement » avec les syndiqués dans ce dossier.

« Nous souhaitons évidemment qu’une entente intervienne le plus rapidement possible », a-t-elle toutefois ajouté.

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