Les deux tiers des habitants de l’est de Montréal favorables au REM, selon un sondage

Le REM de l’Est permettra «de combler des lacunes importantes dans l’offre actuelle de transport en commun» dans l’œil de 72% des répondants.
Paul Chiasson La Presse canadienne Le REM de l’Est permettra «de combler des lacunes importantes dans l’offre actuelle de transport en commun» dans l’œil de 72% des répondants.

Le REM de l’Est s’attire la grâce d’une majorité de Montréalais de l’est de l’île, selon un sondage de la firme Léger dévoilé vendredi.

Près de 67 % de la population de l’est de Montréal se dit favorable au projet, indique le coup de sonde réalisée auprès de 1000 résidents de quartiers à l’Est du boulevard St-Laurent.

Le REM de l’Est permettra « de combler des lacunes importantes dans l’offre actuelle de transport en commun » dans l’œil de 72 % des répondants.

Voilà la preuve aux yeux du PDG de la Chambre de commerce de l’est de Montréal, Jean-Denis Charest, que l’Est a soif pour un nouveau moyen de transport en commun. « C’est un levier de revitalisation puissant. […] Lorsqu’on regarde la croissance de la région métropolitaine, ça va se passer de facto dans l’Est », souligne-t-il.

Ce sondage met en lumière la proportion de la population qui compte utiliser le REM. Seulement 40 % des sondés estiment qu’ils emprunteront ce futur moyen de transport pour se déplacer que soit au centre-ville ou ailleurs.

Le sondage stipule aussi que la caractéristique la plus importante d’un projet de transport en commun constitue « l’intégration du projet au réseau de transport en commun existant ». Un signe, selon M. Charest, qu’il faut déployer le REM « dans une logique d’interconnexion ».

Parmi les autres faits saillants du sondage, les résidents de l’est montréalais affirment que le REM de l’Est dynamisera l’est de Montréal (69 %) améliorera la qualité de vie des quartiers desservis (59 %) et facilitera la construction de logements aux abords des stations (54 %).

Le sondage a cependant été réalisé avant le transfert du projet de CDPQ-Infra à l’ARTM.

Jean-Denis Charest convient que ce changement de direction annoncée par l’ARTM pourrait fausser quelque peu les résultats du sondage. « La perte d’un lien direct avec le centre-ville sera vue un peu négativement », croit-il, bien que pour l’ensemble, « l’adhésion est là ».

« On ne doit pas remettre en question tous les fondements. Il faut s’assurer qu’on ne va pas perdre 3 ans de travail de CDPQ-Infra. Si on ne fait pas ça, ça va être très difficile. »

À voir en vidéo