Qu’est-ce qui occupe les présidents des comités statutaires de la FEESP?

Pierre Vallée
Collaboration spéciale
Amélie Benoit, Carmelina Santoro et Kevin Mc Lean sont tous les trois présidents de comité au sein de la FEESP.
Illustration: Delphine Meier Amélie Benoit, Carmelina Santoro et Kevin Mc Lean sont tous les trois présidents de comité au sein de la FEESP.

Ce texte fait partie du cahier spécial 75 ans de la FEESP

Qu’ont en commun Amélie Benoit, Carmelina Santoro et Kevin Mc Lean, respectivement présidente du comité de la condition féminine, présidente du comité Formation et vie syndicale et président du comité Santé-Sécurité-Environnement de la FEESP ? À regarder leur parcours professionnel et syndical, peu de choses, sauf une : c’est un peu le fruit du hasard qui les a menés à leur poste actuel.

« C’est une collègue qui m’a suggéré de me présenter, relate Amélie Benoit. Non pas parce que je connaissais bien le dossier, mais plutôt parce que je travaillais dans le milieu scolaire, à prédominance féminine. » Carmelina Santoro a connu un autre parcours. « J’ai occupé plusieurs postes électifs au sein de mon syndicat au Casino de Montréal, raconte-t-elle. Mais un jour, j’ai eu envie d’un nouveau défi et j’ai choisi de devenir formatrice syndicale. C’est ensuite que je me suis impliquée dans le comité. » Quant à Kevin Mc Lean, il a pris un autre chemin : « Je suis arrivé à la STM comme mécanicien de métro, explique-t-il, et j’ai pu constater, comme travailleur, certaines lacunes en santé et sécurité. Ça m’a interpellé et j’ai alors choisi de m’impliquer. »

Condition féminine

 

Parmi les dossiers de l’heure à l’ordre du jour au comité de la condition féminine, il y en a un qui relève de la pandémie. « Pendant la crise, explique Amélie Benoit, de nombreuses travailleuses se sont tournées vers le télétravail et comme on sait que les femmes assument encore aujourd’hui une large part des responsabilités domestiques, le fait de travailler à la maison est plus compliqué pour elles. Sans compter que la pandémie a contribué à l’isolement des personnes. Ces deux facteurs ont eu un impact sur la santé mentale des travailleuses. Le comité est présentement à l’affût de ce qui se passera lorsque ces travailleuses reprendront une vie professionnelle et sociale normale. »

Aussi dans la mire du comité de la condition féminine, les changements apportés par la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail. « Cette nouvelle mouture de la loi contient des réglementations sur des questions qui affectent particulièrement les femmes, par exemple, le harcèlement psychologique. Le comité a le devoir de s’assurer que tous les syndicats affiliés à la FEESP sont conscients de ces changements et qu’ils disposent des outils nécessaires à la bonne application du nouveau texte. »

Santé-Sécurité-Environnement

 

Kevin Mc Lean ne saurait être plus clair. « La santé et la sécurité au travail, c’est l’affaire de tous, employés comme employeurs. Et toute nouvelle pratique qui pourrait compromettre la santé et la sécurité des travailleurs et des travailleuses doit être non seulement dénoncée mais corrigée. »

Il donne en exemple le cadenassage des outils. « Sur un chantier ou dans un atelier de travail, tous les outils qui ne sont pas utilisés doivent être cadenassés, afin d’éviter qu’ils ne s’enclenchent par mégarde. C’est le cas, par exemple, des moteurs à essence. Par contre, et c’est particulièrement vrai dans le secteur du transport, on voit de plus en plus de moteurs électriques. Si un moteur à essence s’enclenche par mégarde, on l’entend, mais pas un moteur électrique qui, lui, est silencieux. Il faut donc élaborer de nouvelles règles pour le cadenassage des moteurs électriques et s’assurer que celles-ci soient homogènes dans tous les milieux de travail. C’est l’une des priorités de notre comité. »

Formation et vie syndicale

 

Le comité formation et vie syndicale diffère des deux autres comités puisque sa mission est particulière. « Il est responsable de l’élaboration de l’ensemble des formations offertes par la FEESP à ses syndicats affiliés », explique la présidente Carmelina Santoro.

Certaines de ces formations sont génériques et portent essentiellement sur les responsabilités syndicales : comment assumer ses tâches en tant que membre de l’exécutif d’un syndicat, comment traiter les griefs, comment négocier une convention, etc. D’autres formations sont plus spécifiques. « Par exemple, nous donnons une formation en ergonomie à l’intention des personnes qui travaillent avec un écran. » Le comité a aussi la responsabilité de mettre en place des formations demandées soit par les deux autres comités, soit par un secteur d’activité, ou même à la demande d’un syndicat en particulier.

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