La belle-mère de la «fillette de Granby» conteste son verdict et sa peine

La mort de l’enfant avait choqué la province, allant jusqu’à remettre en question l’ensemble du système de protection de la jeunesse.
Photo: Ryan Remiorz Archives La Presse canadienne La mort de l’enfant avait choqué la province, allant jusqu’à remettre en question l’ensemble du système de protection de la jeunesse.

La belle-mère de la « fillette de Granby » porte son verdict de culpabilité en appel et veut aussi contester sa peine de prison à perpétuité.

La femme, dont l’identité ne peut être révélée afin de protéger les enfants impliqués dans cette affaire, dont son fils, avait été déclarée coupable en décembre du meurtre non prémédité et de la séquestration de la petite fille.

Dans l’avis d’appel du verdict, ses avocats allèguent que le juge Louis Dionne de la Cour supérieure a donné des directives erronées au jury, avant que ce dernier n’aille délibérer sur le sort de la femme. Parmi les autres motifs d’appel invoqués, ils contestent le fait que deux juges aient permis le dépôt en preuve des troublants messages textes envoyés par la femme au père de l’enfant, notamment puisque la saisie du téléphone cellulaire aurait été faite en contravention de ses droits protégés par la Charte canadienne.

La femme demande un arrêt des procédures criminelles intentées contre elle, sinon, un nouveau procès, a indiqué l’une de ses avocates, Me Pénélope Provencher.

Le 9 décembre dernier, le jury n’avait mis que quelques heures avant de déclarer la femme de 38 ans coupable pour les deux chefs.

La fillette de 7 ans avait été complètement entourée de large ruban adhésif — comme une momie, avait déclaré un témoin — le 29 avril 2019. Elle était morte le lendemain à l’hôpital, et la pathologiste judiciaire avait donné ceci comme cause de son décès : mort par suffocation.

La peine

Quant à la peine imposée, soit la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 13 ans, la belle-mère veut la contester. Mais pour ce faire, elle doit obtenir la permission de la Cour d’appel. Ses avocats ont ainsi signifié une requête dans ce but.

Ils invoquent notamment la violation de son droit à être protégée contre les fouilles et les perquisitions abusives.

De plus, ses avocats avaient présenté pendant le procès une requête en arrêt des procédures. Le juge Dionne l’a rejetée, mais n’a pas encore fourni ses motifs. Or, cela aurait permis à la belle-mère de présenter des arguments supplémentaires pour faire diminuer sa peine, est-il allégué dans la requête pour permission d’en appeler.

Aucune date n’a encore été fixée pour que l’appel de son verdict soit plaidé. La requête portant sur la peine pourrait être entendue le 7 février.

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