Plus d’une dizaine de rassemblements illégaux dans des lieux de culte à Montréal

Les policiers étaient très présents et bien visibles sur le terrain afin de sensibiliser les gens à leurs obligations, mais aussi dans l’espoir d’avoir un effet dissuasif.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Les policiers étaient très présents et bien visibles sur le terrain afin de sensibiliser les gens à leurs obligations, mais aussi dans l’espoir d’avoir un effet dissuasif.

Les policiers ont été fort occupés samedi pour mettre un terme à des rassemblements illégaux.

Sur l’île de Montréal, les policiers du SPVM ont dû intervenir plus d’une dizaine de fois pour constater des violations des mesures imposées par la Loi sur la santé publique pour faire face à la pandémie de COVID-19.

« Dans le courant de l’après-midi et en soirée, le SPVM est intervenu dans 11 lieux pour des infractions alléguées au décret », a précisé l’agente Caroline Chèvrefils, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Des infractions ont été constatées dans neuf des onze lieux. « L’organisme responsable de chacun de ces lieux fera l’objet d’un rapport d’infraction générale soumis au DPCP à titre de personne morale », a souligné la porte-parole du SPVM.

Au total, 223 contrevenants ont été identifiés. Ces derniers pourraient recevoir des amendes si le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) approuve les rapports d’infraction généraux les visant.

Des constats d’infractions ont aussi été distribués sur-le-champ, a mentionné l’agente Chèvrefils.

« Quinze constats d’infractions ont été remis pour rassemblement intérieur illégal et un constat d’infraction a été remis pour le non-respect du couvre-feu. »

Après la première vague d’intervention très médiatisée de vendredi soir, le SPVM avait mis sur pied « un service d’ordre dans les arrondissements Outremont et Le Plateau-Mont-Royal ». Les policiers étaient donc très présents et bien visibles sur le terrain afin de sensibiliser les gens à leurs obligations, mais aussi dans l’espoir d’avoir un effet dissuasif.

Les policiers ont confirmé samedi matin s’être rendus sur les lieux de trois autres rassemblements illégaux dans des synagogues et « lieux de culte » de la métropole.

À Mirabel

Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ), avec la collaboration du Service de police de la Ville de Mirabel, sont aussi intervenus samedi soir pour un rassemblement dans une résidence privée.

Au total, 36 personnes ont reçu un constat d’infraction, assorti d’une amende de 1500 $, a précisé la SQ.

Il n’y a pas d’indication selon laquelle des mineurs étaient sur place, a-t-on indiqué.

Les amendes distribuées peuvent aller de 1500 $ à 6000 $.

Consternation

Dans un communiqué publié samedi soir, le Conseil des juifs hassidiques du Québec a dit regretter « que certains membres des communautés n’aient pas respecté les directives de la Santé publique limitant à dix le nombre de personnes pouvant être présentes en même temps dans un même lieu de culte ».

Il reproche toutefois au SPVM de mal interpréter le décret gouvernemental et le protocole instauré par la CNESST avec les responsables des lieux de culte.

Ces directives « permettent l’ouverture de plusieurs salles de prières dans un même édifice en autant que ce même édifice ait des entrées séparées sur la rue », selon le Conseil des juifs hassidiques du Québec.

« Cette méconnaissance des règlements mis en place par les autorités policières ajoute à la confusion », soutient-il.

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