Faut-il éviter le magasinage des Fêtes?

À ceux qui ne trouvent pas ce qu’ils cherchent en ligne, on suggère de se rendre dans les centres commerciaux à des heures de faible achalandage.
Photo: Olivier Zuida Archives Le Devoir À ceux qui ne trouvent pas ce qu’ils cherchent en ligne, on suggère de se rendre dans les centres commerciaux à des heures de faible achalandage.

S’il y a un moment de l’année où les allées des magasins débordent de clients, c’est bien la période précédant les Fêtes. Court-on le risque d’attraper la COVID-19 — ou encore, de la transmettre à autrui sans en avoir conscience — en achetant des cadeaux de Noël ?

Jusqu’à présent, on a recensé peu d’éclosions de COVID-19 dans les magasins et les centres commerciaux, selon le premier ministre du Québec, François Legault, qui en parlait lors d’un point de presse jeudi dernier. Toutefois, le risque zéro n’existe évidemment pas. Le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, a expliqué que son équipe discute avec les propriétaires des grandes surfaces pour « augmenter les mesures d’hygiène, créer des corridors et éviter les files d’attente où on est tous collés les uns sur les autres ».

Le directeur de santé publique de la Capitale-Nationale, le Dr André Dontigny, suggère quant à lui aux citoyens de carrément éviter les centres commerciaux. À ceux qui ne trouvent pas ce qu’ils cherchent en ligne, le médecin suggère de se rendre dans les centres commerciaux à des heures de faible achalandage.

Dans un récent aide-mémoire déposé sur Internet, l’Association médicale du Texas classe certaines activités en fonction du niveau de risque qu’elles représentent en regard de la transmission de la COVID-19. « Magasiner en personne lors du Vendredi fou » se voyait attribuer la note de 8 / 10 — soit le même niveau de risque que de chanter avec une chorale ou d’inviter famille et amis à une célébration du temps des Fêtes.

« Il faut juste qu’on évite la cohue », dit quant à elle Caroline Quach, pédiatre et microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine. La ventilation est également un facteur important à prendre en compte pour le magasinage. En entretien au Devoir, la Dre Quach dit ne pas trop s’inquiéter : la plupart des établissements concernés ont déjà une ventilation conçue pour les grands achalandages.