Des pirates pillent une vieille banque de données sur des policiers de la SQ

La SQ a confirmé, mercredi en fin d’après-midi, avoir ouvert une enquête officielle après avoir reçu une plainte formelle dans le dossier.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne La SQ a confirmé, mercredi en fin d’après-midi, avoir ouvert une enquête officielle après avoir reçu une plainte formelle dans le dossier.

Des milliers de policiers et ex-policiers de la Sûreté du Québec (SQ) sont les victimes collatérales d’un vol de données survenu dans les serveurs d’une firme informatique de Terrebonne, Xpertdoc.

La SQ a confirmé, mercredi en fin d’après-midi, avoir ouvert une enquête officielle après avoir reçu une plainte formelle dans le dossier.

D’après les informations obtenues auprès du Syndicat des policières et des policiers provinciaux du Québec (APPQ), la firme visée par le vol est un ancien sous-traitant qui s’occupait de la gestion des données du programme d’assurance collective du syndicat.

Cette firme aurait été la cible d’une attaque de type rançongiciel, c’est-à-dire que des pirates prennent possession de données et exigent une rançon avant d’y redonner accès à son propriétaire.

Ce qui bouleverse le plus le syndicat dans cette histoire, c’est que les liens d’affaires étaient rompus entre l’APPQ et Xpertdoc depuis 2008. Le syndicat dit chercher à comprendre comment et pourquoi les données de ses membres ont pu être conservées 12 ans après la fin de sa collaboration avec la firme.

L’APPQ dit évaluer ses recours et procéder à des vérifications si le contrat prévoyait une clause sur la destruction des données personnelles à la fin du lien d’affaires.

Du côté de la Sûreté du Québec, le porte-parole Hugo Fournier reconnaît que la situation est préoccupante pour le plus grand corps policier de la province. Des adresses, numéros de téléphone et autres informations personnelles de policiers et anciens policiers pourraient être tombés entre de mauvaises mains.

Xpertdoc n’avait pas répondu à nos demandes de commentaires au moment de publier ce texte.